Savion Glover

Vu Savion Glover hier au Théâtre de la Ville, au 6e rang, pile face à la scène (merci Baz !) : un show de claquettes à trois danseurs, d’une énergie incroyable, époustouflante.

La performance est franchement exceptionnelle et, en vrai, n’a aucun rapport avec le rendu vidéo, comme dans l’exemple ci-dessous. Le son vous pénètre dans tout le corps, il y a un effet hypnotique de la rythmique qui vous donne une envie furieuse de sauter sur scène et de pouvoir faire la même chose avec vos propres pieds (on peut toujours rêver).

Je suis ravie d’y retourner ce soir – au rang W, en revanche, snif – afin (d’essayer) de faire partager mon « kiff » pour les claquettes, discipline définitivement COOL, à mes amis, aux gens que j’aime. Nous serons une cinquantaine, dont une douzaine d’élèves du cours intermédiaire d’Al. pour qui Baz a même prévu une rencontre avec Savion.

Je ne suis pas sûre que ça plaira à tout le monde, car il s’agit surtout de percussions, de rythme pur. Quelques spectateurs lassés sont partis avant la fin. Mais l’ensemble de la salle était globalement très enthousiaste et n’hésitait pas à crier son admiration pendant le spectacle. Moi j’ai adoré. Et ne parlons pas d’Al., en transe, qui voyait Savion pour la troisième fois de sa vie, vingt ans après son premier passage au Châtelet.

Après le spectacle, Al. (qui a retrouvé un jeune ami claquettiste) (pas mal ces claquettistes…) et moi nous sommes incrustés au cocktail et Al. a pu parler avec Savion (de Marseille) (ma grosse blague fine de la soirée), un mec ma foi fort sympathique, hyper cool, à l’image de sa façon de danser. Lui et ses deux danseurs sont très chaleureux, un plaisir de les voir parler aux gens avec autant de naturel.

Les claquettistes : des gars bien, quoi.

Cette vidéo mériterait l’Oscar des meilleurs dialogues pour Savion !! ^^

Edit du 11 juin à 01h00 : mille mercis à Baz pour m’avoir aidée à organiser cette soirée sonore (certains ont aimé, d’autres moins, mais dans l’ensemble, je crois que ça a plu, en dépit de quelques longueurs), pour avoir demandé à Savion, qui a gentiment accepté, de rencontrer les élèves d’Al. – et du coup, mes amis aussi ! – et pour l’affiche du spectacle… J’ai plus de murs chez moi, déjà quasiment tous sponsorisés par le Théâtre de la Ville. Mais voilà. C’est chouette la vie et l’amitié et les claquettes.

8 comments / Add your comment below

  1. cette video est la preuve vivante que la langue anglaise est plus concise que la langue francaise!! Un « Oh Yeah » de Savion pour deux phrases d’Al. 😉

  2. Bon, sans trop vouloir casser l’ambiance..;-)

    Certes, j’ai trouvé certains aspects du spectacle réussis: le dynamisme  et le rythme des prestations, le côté « transe africaine » un peu hypnotique (justement pas suffisamment) . Mais bon, durant 1h30, c’est  assez lassant : le problème est là: ça ne suffit pas pour faire un spectacle. Dominique et moi-même aurions davantage apprécié des parties avec de la musique , en alternance peut-être avec les pures claquettes.  Je rêvais de Sélif Keita, de Johnny Clegg. Dominique, lui, entendait dans sa tête plutôt un beau jazz à voix rocailleuse…

    En outre, à titre plus personnel, j’ai été choquée par la vilaine position des danseurs, qui regardaient par terre, la tête dans les épaules voûtées, et surtout par leur  raideur  (je sais, ce n’était pas là « de la danse » mais ça n’empêche pas: j’ai vu des africains au Sénégal danser au son d’un tam-tam, et c’était d’une  souplesse et d’une sensualité folle!!). En particulier de Savion lui-même, dont les bras ressemblaient à des branches mortes (et je sais de quoi je parle ;-). pour les autres, c’était mieux, surtout le danseur à la chemise orange). Du reste, cette raideur devait les fatiguer à la  longue, car ils ont trébuché parfois… Je suis très surprise que personne n’ait noté cela, et particulièrement Al: cela ne l’a pas dérangé?  

  3. Ah mais justement, le côté détendu, « à la cool » de Savion et ses amis, c’est que ce que j’ai aimé : pas de « fausse grâce » préfabriquée, pas de fioritures cuculs. Moi c’est comme ça que j’aimerais danser les claquettes, sans avoir à faire des machins artificiels avec mes bras façon Boradway, hihihi : juste faire du son brut et se laisser porter par le mouvement naturel du corps.

    Le danseur à chemise orange, c’est celui que j’ai trouvé, les deux soirs, le « moins bon » : le plus monotone quand il dansait. Les passages longuets et répétitifs étaient de son fait, pour moi en tout cas.

    Je pense que les « dérapés » sur la planche étaient justement faits exprès !!! On sent une telle maîtrise dans leur art (ils font des trucs exceptionnels, à la limite de l’acrobatie) qu’ils peuvent se permettre de faire semblant de se casser la figure, pour faire rire, pour faire « sensationnel », après des « glissés » (je sais pas comment ça s’appelle) ou en équilibre précaire sur un bord de planche… Et si ça n’était pas fait exprès, ça rajoutait du piquant, ça faisait spontané, fait à chaud. Moi c’est ces passages que j’ai le plus aimés – quand ils se relaient à trois sur la même planche.

    De toute façon, il faut savoir que les 4/5e du show sont de l’impro, à la manière du jazz : le spectacle d’hier était bien différent de celui qu’on avait vu la veille !

    A leur niveau, je crois donc que tout est largement surmaîtrisé.

    Quant à la musique, oui, elle est totalement absente (aucun rapport avec les comédies musicales, ni dans la gestuelle, ni dans la musique), c’est juste de la percussion, la musique (ou plutôt le rythme) sort entièrement des pieds.

    Il aurait peut-être fallu être plus près pour apprécier à leur juste valeur l’extrême précision des mouvements, la vitesse hallucinante des pas et la difficulté de certains enchaînements.

    C’est vrai que c’est tellement radical que ça peut vite lasser/ennuyer ce genre de spectacle (il y avait des longueurs, même moi je les ai ressenties et pourtant, j’ai adoré dans l’ensemble). Je peux comprendre.

    Ca ne casse pas l’ambiance pour si peu, t’inquiète ! 😉

  4. Mais Célinette, ce n’est pas de la « grâce », des portés de bras ni des fioritures, que je demandais (à Dieu ne plaise!), mais de la sensualité. C’est quand même étonnant qu’il y en ait eu si peu, là, avec un tel rythme et une inspiration si africaine!

    Et puis non, sans être l’obsolète  Claude Bessy, je ne croirai jamais que danser penché en avant et  les épaules en dedans, sans regarder devant soi, les bras rigides et noueux, à l’horizontale,  ce soit beau. Ni volontaire!

    … Ne prenons pas pour des vertus ce qui est pt des carences? 😉

  5. Mais pourquoi vouloir absolument mettre de la sensualité partout ??? 😀

    Moi, l’énergie m’a amplement suffi, il y avait quelque chose de presque « tribal », animal (pas au sens sexuel), « primaire »… Je persiste à croire que c’était voulu car on voyait qu’ils étaient plus souples lorsqu’ils tapaient la cadence avec des snaps, de façon plus chaloupée.

    Je ne dirais pas que cette façon de danser est « belle ». Je dirai que c’est « cool ». Enfin moi, j’ai trouvé ça cool. Super cool. Après, la coolitude, là encore, c’est subjectif…

  6. « Mais pourquoi vouloir absolument mettre de la sensualité partout ??? « , dis-tu???? Pourquoi ? Si je te suis bien, tant qu’à faire,  pourquoi alors mettre aussi  du charme, de la beauté, du sens, de l’émotion..?.

    Il ne s’agit pas d’en mettre, il s’agit d’en avoir (enfin, de ne pas en manquer)

  7. On joue sur les mots, là. Je dis juste que là, dans ce contexte, ça (la sensualité) ne m’a pas manqué, c’est tout, parce que le spectacle portait sur autre chose à MES yeux.
    Maintenant, chacun est libre d’avoir aimé ou non, ouf et tu n’es visiblement pas la seule à n’avoir pas trop aimé (et moi, pas la seule à avoir aimé), personne n’a raison ou tort.

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