Probabilités ?

Faut que quelqu’un, doué en mathématiques si possible, m’explique quelle était la probabilité, aujourd’hui, alors que je me rendais EXCEPTIONNELLEMENT au cours de claquettes bien plus tôt que d’habitude pour retrouver Cuauh, déjeuner et discuter avec elle de tout et de rien (« mais pas de rien du tout ») (argh, maintenant, c’est devenu une expression-tic), pour que je tombe pile-poil dans le métro sur le prof de claquettes (Allan, donc, la nouvelle star de ce blob) qui était lui aussi en avance (et pas qu’un peu, puisque Cuauh et moi avions rendez-vous à 12h30 pour le cours à 14h) !!??

A deux minutes près, nous nous serions loupés mais non, nous étions visiblement exactement dans la même rame de métro. Truc de ouf. Je sortais de la ligne 6 pour prendre ma correspondance pour Alésia quand, en bas des escalators où je chantonnais la tête pleine de Michael Jackson, je sens un tapotement sur l’épaule droite. Je me retourne. Personne. Ha ha. Quel est le petit malin qui ?… Je me retourne de l’autre côté. Bing ! Stupéfaction. Allan !?!?!?!?!?!?!? Mais ?… Que !…

Gros moment de flottement. J’avoue que sur le coup, j’ai eu du mal à m’en remettre parce que je n’étais pas préparée psychologiquement à une telle coïncidence (pas eu le temps de faire mon auto média training) mais, au final, j’ai trouvé ça plutôt génialement extraordinaire et, dans la foulée, je l’ai convié à nous rejoindre, Cloclo et moi. Et voilà comment, par le plus hasardeux des hasards, nous nous sommes retrouvées à déjeuner avec notre prof !!!

Ensuite, quelle était la probabilité pour que nous fussions assis juste à côté d’une dame qui, ayant laissé traîné ses oreilles sur notre table, nous a abordés pour nous demander où nous pratiquions les claquettes ? Toujours est-il qu’elle nous a expliqué qu’elle en avait fait pendant 10 ans et qu’elle envisageait de reprendre. Tout en ne l’écoutant plus, je regardais à tour de rôle Claudine (visiblement complètement sonnée par la situation) et Allan (cool et tranquille) et me disais que la vie est quand même dingue et incroyable et que toute rencontre, quelle qu’elle soit, est prometteuse et porteuse de surprises, à condition d’être en éveil.

Ainsi, cette dame est venue assister au cours.

Cours génial. Mais dois-je le répéter ? J’ai sué comme une grosse truie. Mais c’était top. Dois-je le répéter ? Bah voui.

Ninon, la fille-qui-veut-toujours-me(nous)-parler, nous a repérées, Cuauh et moi. En fin de cours, elle nous a demandé : « Vous avez le temps pour un café ? » Habituellement oui (on va toujours « débriefer » dans notre « QG » près du métro), mais là, non. Cuauh courait voir les Herbes folles et moi l’expo Rivalités à Venise. « La semaine prochaine », j’ai dit. Puis, on a discuté des Herbes folles avec Cuauh et une dame m’a demandé : « Ah, t’en as pensé quoi ? » De fil en aiguilles, je l’ai invitée à nous rejoindre pour un café la semaine prochaine aussi. Puis, dans ma lancée je-noue-le-contact, à une autre fille qui porte du Dior : « Tu portes pas Hypnotic Poison » ? Elle était soufflée. J’adore faire ça, quand je reconnais le parfum. Voilà au moins à quoi m’aura servi mon année à Sephonnaud : à crâner en bluffant mon petit monde… En sortant du cours avec Cuauh et Ninon, j’avise une autre fille qui marche quelques pas plus loin : « Eh, t’es aux claquettes aussi, non ? » Elle : « Oui, depuis trois cours. » Et de fil en aiguilles, toujours, on se dit qu’on va prendre un café la semaine prochaine, toujours.

Du coup, la semaine prochaine, une partie du groupe débutants du samedi risque fort de « se retrouver pour un café » ! Tous âges confondus. La classe américaine de Broadway. En fait, je me demande pourquoi, toutes ces années, je me suis fait chier à ne faire que des activités solo, genre « j’aime pas les autres », pour ne pas progresser (vive la guitare qui prend la poussière). Ce qui est cool, justement, c’est de partager un intérêt commun. Après, ça ne débouche pas forcément sur de l’amitié mais c’est sympa, convivial. Moi, j’adore mes samedis parisiens depuis les claquettes.

Après le cours, j’ai filé au Louvre retrouver Hermine, seule, puisque Valentin et Stéphanie ne pouvaient finalement pas venir. Nous avons visité l’expo Titien, Tintoret, Véronèse qui m’a bien plu, moins pour les peintures exposées, finalement (quoique j’ai beaucoup aimé la salle avec les différentes Lucrèce), que pour le magnifique parquet qui courait tout le long et sur lequel j’ai passé mon temps à faire des bouts de choré de claquettes. « Au moins, je sais que tu es toujours là », m’a dit Hermine, entre consternation et résignation.

Après l’expo, nous sommes passées aux Salons du Palais Royal Shiseido pour essayer 2-3 trucs. J’y ai reçu un accueil chaleureux – bien que toujours retenu. Les nouvelles vont vite, dirait-on. On m’a demandé si j’allais rencontrer « le Maître » après la présentation de sa nouveauté. J’ai bredouillé : « heuh, j’en sais rien », parce que c’est vrai, j’en sais (plus) rien. Et là, on m’a regardée avec des gros nynyeuxes, genre « rhoooohhh, z’y va, fais pas ta chochotte, faut y aller maintenant, c’est la dernière fois. » Oui mais bon, je sais pas si c’est officiellement prévu ou pas, moi, flûte zut. Mais oui, psychologiquement, je suis prête aujourd’hui à aller faire un bisou serrer la main à Sergeounet. Après tout ce temps, il est plus que temps. Clairement 🙂

La vie sent bon.

Nous sommes allées boire un verre (cher) au Nemours. Avant d’aller dîner d’un bibimbap à ma cantine habituelle (Japkora) et finir la soirée au Station Café près de la Gare du Nord, où le groupe d’un contact professionnel, Ken, jouait. Ken, c’est compliqué, encore une histoire un peu rigolote, ça fait plus d’un an qu’on se parle au téléphone pour des dossiers pros (il bosse dans une agence de conseil et recherche d’intervenants pour des événements, animations, etc.) et qu’on se dit qu’on va prendre un verre un jour. Sans jamais le faire. Il y a quelques jours, il m’a appelée pour me proposer de l’accompagner à la remise d’un prix pour un livre politique. Mouibonbof. Je pouvais pas. Du coup il m’a dit qu’il jouait en concert ce soir avec son « band » de soul/funk/reggae. Banco. Voilà qui est fait. On n’a pas, à proprement parler, pris de verre, mais on a au moins fait connaissance de visu. Il a l’air très sympa, vivant, foufou. Et, ma foi, Hermine ne me contredira pas, il est plutôt, hum, mignon.

Le concert a été très chouette (ça m’a donné des idées pour une soirée). Néanmoins, comme une journée bien remplie m’attend demain (brunch avec un chouette type, salon Marjolaine, goûter crêpes chez Hermine avec Papatte, cinéma A l’Origine avec Ishmael), nous sommes parties, à la pause… comme des voleuses (Hu Hu) (je sens qu’Hermine a récité trois ave et deux pater cette nuit avant d’aller au dodo) et voilà. Direction the bed pour une nuit de repos.

Comme dirait Claudine, « la vie est passionnante ». Je KIFFE À DONF’ (promis, j’arrête avec cette expression idiote ^^ !)

7 comments / Add your comment below

  1. J’ai fait pas mal de maths dans ma jeunesse mais peu de statistiques (seul le test du khi 2 me revient en mémoire, mais je ne sais plus ce que c’est :-/).
    J’ai cependant entendu à la radio un statisticien expliquer les probabilités de collision entre deux sous-marins dans l’Atlantique : http://tinyurl.com/ygom2lm
    En gros, grâce à l’informatique, chaque nation va déterminer la meilleur position pour son sous-marin. Et comme ils utilisent des calculs similaires, ils se retrouvent au même endroit. Il illustrait aussi ses propos par des exemples de la vie quotidienne similaires aux tiens : ils sont statistiquement improbable mais nous aidons tellement le hasard que ça arrive sans arrêt ! Et c’est normal. Le type était vraiment passionnant, mais je n’ai le moindre souvenir de son nom…
     

  2. Ah, la poésie… Les alexandrins me paraissent déjà si loin depuis leur arrêt brutal et violent (que je n’ai guère apprécié, mais faut-il le rappeler ?)

    Pour ta question, Med, j’en sais rien : la grande prêtresse du groupe, c’était Clo, donc je la laisse décider de la suite (ou non) à y donner.

    Mais moi, je vous préviens, je faisais ça en « dilettante » : impossible pour moi de passer des heures sur un poème, je l’écrivais quand j’étais « en conditions », devant mon ordi, d’une traite. Sinon, j’y arrive pas. Alors je sais pas si je réussirai à me motiver pour un rdv fixe bimestriel « sérieux et officiel » (Clo saura très bien ce que je veux dire, elle connaît mes faiblesses) surtout pour LIRE ou comparer nos oeuvres ??!! Ca me tétaniserait plus qu’autre chose.

    Attendons de savoir ce qu’en pense Claudine, sur ce coup-là, je n’ai aucun avis.

    Quant aux probabilités, ma foi, j’en resterai à l’idée que la vie est tout simplement géniale et voilà 🙂

  3. La probabilité était assez élevée, du fait que deux vecteurs (bien que de coordonnées différentes) convergeaient vers la même coordonnée spatio-temporelle.
     
    Quant à la calculer, il manque les données contextuelles (trajectoires, univers, météo, horoscope, karma, etc.)
     
    Sinon, pour reprendre le principe d’ xXx Holic (que je te recommande), « il n’y a pas de hasard en ce monde, tout n’est que fatalité. Le fait que vous vous soyez rencontrés était inéluctable »

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