Joyeux été !

Mes chers petits amis,

(J’ai toujours rêvé de dire ça, comme dans les disques du Petit Ménestrel, quand Jean Rochefort, Geneviève Casile ou Delphine Seyrig nous racontaient des histoires de Walt Disney et autres…)

Voilà. Une année scolaire professionnelle se termine, mes vacances, de vraies vacances depuis très très longtemps (trois semaines d’affilée ! Cela me paraît incroyable !), débutent vendredi soir – après deux jours de boulot intense, je sens, vu que j’ai procrastiné comme une folle en début de semaine – mais je déclare ce blog en congés dès aujourd’hui.

Oui. Flemme d’écrire. Mes mains infidèles sont tentées par d’autres touches. Lassée d’un clavier, je m’en vais en caresser un autre. C’est pas nouveau, je suis de nature légèrement extrême et obsessive et ma folie furieuse du moment, c’est le piano. Je pense piano, je mange piano, je rêve piano, je dors piano… J’ai trouvé un site fabuleux d’échanges de partitions sur lequel j’ai récupéré un grand nombre de morceaux que j’avais toujours rêvé de jouer. Alors je me motive. J’avais oublié à quel point un instrument de musique, quand on possède un niveau relativement médiocre et que l’on n’est pas plus mélomane que ça, requiert un travail et un effort rébarbatifs, presque décourageants. Il n’y a rien de gratifiant à refaire mille et une fois les mêmes mesures parce que nos doigts ne veulent pas comprendre que là, ouiiii lààà, tu vois, il n’y a pas de mi bémol alors pourquoi tu t’acharnes à vouloir appuyer dessus !!!???

Et puis petit à petit, on comprend le truc. On arrache un maigre succès à notre nullité. Ayé ! On est venu à bout de la première page de ce morceau. On arrive à jouer les quatre portées sans trop s’arrêter et, si l’on ose, on peut même poser un peu sa voix dessus. On n’est pas encore Elton John mais on peut rêver de le devenir. Alors on palpite timidement, tout fier de soi quand même, dans le secret de son appartement, on irait même jusqu’à jubiler d’avoir tenu bon, pour une fois, pour cette fois. Allez, soyons fou, on va la rejouer, cette première page, histoire de prouver que ce n’est pas un hasard, que le cerveau et les doigts se sont coordonnés d’un commun accord.

Et voilà. Depuis trois jours, ma grande affaire, c’est donc la musique, le piano, les chansons. Un peu la guitare aussi, mais là, je pars de trop loin pour arriver à quelque chose. Mon frère va s’acheter une guitare pour notre maison de vacances cet été. J’en ai une deuxième là-bas, la première, celle que j’avais achetée sur eBay. ll va m’expliquer les barrés, le picking, tout ça. J’ai hâte. J’apprends un morceau (très simple) en l’honneur de Cuauhtli. Les accords sont simples, il faut juste que j’arrive à les enchaîner sans hésiter. Ca va venir.

Et puis y’a la nouvelle à écrire. Apparemment, les organisateurs du concours commencent à recevoir des participations. Pfff. Et moi j’ai l’inspiration en berne. Mais je vais participer, si si.

Mon programme des vacances est revu à la baisse. Je ne pense pas pouvoir faire grand chose en dehors de me reposer et bosser mes activités. Je viens de faire un deuxième emprunt à la banque. Formidable. Je venais de finir de rembourser le premier. Et même avec 1000€ de plus, je commence le mois très juste.

Du coup, le cheval, la plongée et la folie des grandeurs, bof, ça me dit plus trop rien. Heureusement, je n’aurai rien d’autre à faire que me laisser entretenir, vaguement repentante, par mes parents. Peut-être aussi qu’on va bouger un peu. La montagne, ça me gagne. Ca fait longtemps que je n’ai pas sculpté mes mollets sur un dénivelé.

Je me désespérais à l’idée de commencer la rentrée complètement à sec. Car je voulais voir Elton en concert et puis Tori Amos, à tout prix, même s’il avait fallu pour cela ne pas me nourrir pendant trois soirs. Finalement, pas de regrets : je serai à ce moment-là, début octobre, chez Anne-So, à Madrid. Les billets sont pris. C’est Môman qui me les a offerts. Gentille elle. Allez, pas de regrets, vraiment.

Une année de travail se termine. Ma deuxième année à l’agence (ça fera deux ans pile le 11 septembre). Une année finalement globalement merdique, en dépit de quelques rencontres sympathiques (Kim !), retrouvailles formidables (Mag ! Micky !) et découvertes progressives plaisantes (R., d’abord lointainement amical et puis plus chaleureux au fil de nos échanges)… Sans parler des enchantements culturels. Mais au fond, personne n’est dupe, c’est bien l’essentiel qu’il manquait à tout ça. L’Autre, que je ne vois en personne, pour le moment. Ou que je ne vois que dans les « mauvaises » personnes qui l’ont déjà, leur Autre. Hi Hi. C’est compliqué la vie, quand même.

Il est temps de partir à mon tour, éteindre mon ordi et le ventilo, ranger mes petits papiers gribouillés, faire le ménage sur mon bureau, laisser tranquilles les hommes que « j’aime » avec leurs compagnes respectives, dans leurs gentilles vies à eux, prendre mon train vers le soleil et le socle de ma propre petite vie, mes parents et mon frère, et tourner la page sur ces quelques mois de tourments sentimentaux désespérés complètement stériles, pour repartir bon pied bon oeil, le poil brillant, l’oeil vif et la truffe au vent, vers de nouvelles aventures et rencontres.

(Vous sentez souffler le vent de l’optimisme, là !?)

Merci à celles et ceux qui passent par ici, bonnes vacances à vous, bel été, reposez-vous, amusez-vous, aimez-vous et on se dit à en septembre ! Je vous embrasse (je suis comme ça, allez !)

*     *     *

Edit : allez donc faire un tour sur ce groupe de discussion si vous vous ennuyez !!!

3 comments / Add your comment below

  1. La nouvelle ne doit pas avoir été publiée avant d’être soumise… J’imagine que ça fonctionne même sur un blog ?
    Mais je la mettrai en ligne quoiqu’il advienne, retenue ou pas retenue. HuHu.

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