La Demoiselle d’Avignon

La Demoiselle d'Avignon

Hier ou avant-hier, je regardais la télé avec ma mère et mon frère quand une publicité sur l’un de ces innombrables fascicules Hachette ou Atlas me mit en ébullition. Oui, je parle bien de ces kitschissimes fascicules genre « collectionnez les figurines en papier mâché de la Grèce Antique » avec le premier numéro à 1,99 € et tout le reste à 14,99 € ! Tout est voué à se fasciculiser de nos jours, mais ce n’est pas moi qui m’en plaindrai aujourd’hui. Car il s’agissait du premier numéro des « plus grands feuilletons de la télévision française » consacré à… à… (roulements de tambour) la Demoiselle d’Avignon.

Evidemment, peu de gens de mon âge connaissent ce feuilleton (qui a pourtant été rediffusé deux fois, je crois, durant mon enfance) puisqu’à l’époque, déjà, j’étais la seule de ma classe à le regarder, mais demandez à vos parents ce que leur évoque ce titre. Peut-être font-ils partie des téléspectateurs qui ont, lors de sa première diffusion en 1972, plébiscité cette charmante comédie sentimentale à 99,04 % (sondage Paris Match de l’époque, alors attention hein !)

Si j’en juge aux dates données par le fameux fascicule que je viens de dévorer, la rediffusion que j’ai dû voir est celle de 1986 (puisqu’après, ils n’en mentionnent pas d’autres, alors que je suis tout de même persuadée de l’avoir revu une seconde fois au collège.) J’avais donc sept ans – ce qui ne nous rajeunit pas, dites-donc. Je me souviens encore de maman, devant la télévision, me retenant alors que le feuilleton commençait, en me disant : « Viens voir la Demoiselle d’Avignon, c’est joli, tu vas adorer ! » Ce qu’il y a de pénible avec maman, c’est qu’elle se trompe rarement sur mes goûts.

La Demoiselle d’Avignon est un conte de fées moderne avec une belle princesse (Marthe Keller, dont j’essaie de ne rater aucune des – rares – apparitions dans quelque film ou téléfilm que ce soit) et un beau prince (Louis Velle, également scénariste avec sa femme Frédérique Hébrard). Koba (Marthe Keller, donc), jeune princesse kurlandaise (pays inventé s’inspirant de la Suède) en pélerinage à Avignon fait la connaissance de François Fonsalette (Louis Velle, donc), un diplomate qui tombe aussitôt amoureux d’elle tout en ignorant son identité. De concours de circonstances en quiproquos, il faudra bien des rebondissements avant que nos deux tourtereaux roucoulent ensemble, sous les viva du peuple kurlandais. Bon, raconté comme ça, ça fait un peu « bienvenue à cuculand », mais c’est une belle histoire d’amour comme toutes les petites filles les aiment et dont toutes les jeunes filles rêvent.

Les années passant, je n’ai jamais oublié cette comédie sentimentale pleine de charme (surtout de celui de Marthe Keller au délicieux accent germano-suisse) et la musique composée par Georges Van Parys m’est toujours restée en tête – j’ai d’ailleurs réussi à la trouver difficilement sur kazaa il y plusieurs années, à ma grande joie. Plusieurs fois, j’ai hésité à l’acheter en VHS, puis en DVD (le coffret était récemment à 30 € sur amazon, ah ah.) Et v’là-t-y pas qu’il sort en fascicule. Merci dieu de la nostalgie.

J’ai devant moi les deux DVD achetés pour moins de 4,00 € (d’ailleurs, j’ai frôlé le drame puisque la première presse où je suis allée était en rupture de stock, « dévalisée » selon les propres termes du monsieur.) Un peu d’enfance à ce prix-là, c’est l’affaire du siècle (encore une autre, Manu ^^…)

Je ne doute pas que je risque d’être fort déçue, vingt ans après avoir vibré pour Koba et François… mais même un peu rassie, une madeleine peut rester goûtue.

4 comments / Add your comment below

  1. Aaaah ! Les fascicules Editions Atlas / Altaya / Blah blah blah !!! Ma bête noire absolue !!! Je pleure de dépit à chaque pub qui passe à la télé, et comme janvier-février, c’est les mois fauchés, ça regorge de soldats en plombs, de fausse porcelaine, de la fabuleuse histoire du moulin à café à 1,99 € entre deux émissions de télé !!! Bon, content pour toi pour « l’affaire du siècle « , mais moi, c’est pas ma madeleine que tu viens de décrire : c’est mon huile de foie de morue !!!!!

  2. Pour votre info, chers amis, en ce moment, c’est les figurines en plomb de l’Egypte ancienne, le premier c’est Anubis et sa table de dissection. Si c’est pas de la joie de la bonne humeur ça ! La pub m’horripile depuis trois jours..

    En ce qui concerne la madeleine de Nemo, rien a dire, j’ai plus ou moins la même. Devinez qui se tape les redifs de Sissi Imperatrice tous les ans à Noel…( et les peplums aussi, d’ailleurs…)

  3. D’habitude, je déteste les fascicules aussi. Avec mon frère, c’est notre grand sujet de plaisanterie : mais que vont-ils encore fasciculiser !? Après les petits chats en porcelaine, les armées napoléoniennes, les petites cuiller en argent de 1870 à nos jours… Mais pour « La Demoiselle d’Avignon », quand la pub est passée, et mon frère et ma mère se sont écriés : « J’ai failli te l’acheter » ! ^^ Alors pour le coup, merci les Editions Atlas, huhu !

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