Tepu

Martine

En ce moment, je suis une femme entretenue et je l’assume 🙂 C’est la dèche. J’ai décidé de ne pas acheter la carte orange, du coup, je me déplace très peu.

L’autre jour, c’est Nang qui, gentiment, est venu jusqu’à la maison pour passer l’après-midi avec moi. En même temps, ce fut beaucoup plus sympa et douillet qu’une rencontre dans un bar (gâteau et pipi-room à volonté !) et nous avons pu parler de plein de choses en toute quiétude.

Hier, c’est Cuauhtli qui m’a invitée à aller manger une pizza dans notre « Q.G. » Place d’Italie. Nous sommes ensuite allées (à pied !) aux Salons du Palais Royal où l’accueil a été assez génial. Je suis allée dans cette boutique – dont je fais pourtant la pub – seulement 3 ou 4 fois et toujours accompagnée pour passer inaperçue au milieu des autres, dans ce lieu qui m’intimide. Maintenant, les vendeurs, qui se sont gentiment moqués de ma peur ridicule, connaissent la tête de quelques membres du forum SL et je crois que nous serons toujours reçus amicalement. Nous avons pu voir en détail le superbe maquillage conçu par SL. Moi qui étais sceptique, je suis tombée à genoux devant tant d’élégance et de beauté ! Voilà qui fait regretter de ne pas être riche… mais pas d’être une femme ;( Je plains les hommes qui ne peuvent s’extasier devant la forme biseauté d’un rouge à lèvre à la teinte chaude et profonde ou rêver devant un boîtier laqué de fond de teint à la texture séduisante ! 🙂

Pour revenir à des choses moins futiles, ces derniers temps, j’ai lu quelques livres plutôt pas mal bien que toujours décevants quelque part : j’ai décidé de m’intéresser un peu plus à la littérature contemporaine. Récemment, Magnus de Sylvie Germain a réussi à retenir mon attention, malgré une fin symbolique lourdeaude et des insertions de « fragments » pseudo-modernes et surtout superflus. Un autre livre, de David Lodge, que j’ai bien aimé, est Jeu de Société, malheureusement encore desservi par une fin nunuche à souhait, happy end et compagnie… Pfff… Alors que tout le reste est brillant, d’une ironie délicieuse, les dernières pages sont très décevantes. Côté polar, le thriller qui m’a récemment fait frissonner, est Shutter Island de Dennis Lehane (auteur de Mystic River), bien ficelé, hyper efficace, distillant une atmosphère glauque et angoissante assez jouissive. J’ai adoré la fin, qui n’a pas fait l’unanimité, cependant, parmi les personnes que je connais qui l’ont lu. Mais tout de même, c’est assez original et prenant pour tenir agréablement en haleine pendant quelques heures. Voilà pour ceux que j’ai lus et qui m’ont plu. Les autres m’ont laissé peu de souvenirs. Maintenant, je lis en parallèle deux livres d’Anny Duperey (actrice fort sympathique et écrivain agréable) et Le petit copain de Donna Tartt qui traînait dans ma bibli depuis deux ou trois ans, sans que j’aie le courage de l’entâmer (en fait, je déteste lire un énorme bouquin, je préfère les poches…) Les louanges de quelques lutensiens ont fini par me décider à prendre mon courage à deux mains et c’est avec un grand plaisir que j’en lis plusieurs pages chaque soir. C’est vrai, c’est bien écrit, bien narré, il n’y’a rien à redire pour l’instant.

Côté BD, j’ai enfin lu le dernier Blacksad Ame rouge et le tome 7 de De Cape et de Crocs offerts par mon frère. Le premier est fidèle aux deux premiers tomes, pas trop de surprises, ni bonnes ni mauvaises : ambiance polar et dessin d’une beauté écoeurante. Le scénario m’a moins convaincue mais demeure tout de même honorable ; le second continue dans sa veine érudito-drôlatico-aventuresque. Un bonheur de chaque page, avec toujours ce graphisme à pleurer, ces références amusantes (bientôt l’apparition de mon cher Cyrano ?) et cette mise en couleurs somptueuse. Ayroles et Masbou, les deux auteurs, passent en dédicace à la FNAC Bellecour à Lyon vendredi après-midi. J’enrage de ne pouvoir y être mais Vic, la copine de mon frère, devrait y aller pour moi. Sinon mon frère fera tout pour essayer d’en obtenir une (quitte à ne pas aller en cours ? Hum, j’aime qu’on se sacrifie pour moi ! ^^) Et sinon, j’ai lu les deux tomes de Quartier lointain de Tanigushi, sensibles et beaux. Ca frôle le chef d’oeuvre mais il y a quelque chose qui me retient juste un peu d’être dithyrambique : en fait, je trouve absolument incohérent que le père n’ait jamais gardé contact avec ses enfants qu’il prétend aimer de tout son coeur. Mais bon…

Sur le plan ciné, c’est la cata : n’ayant plus de carte orange, je me rabats sur les dvd et les divx. Le dernier film que j’ai vu en salle, avec Matt, Djé et Vic, est la véritable Histoire du petit chaperon rouge, un film d’animation d’une laideur confondante, sauvé par son scénario malin et accrocheur. Un film toutefois qui mérite d’avoir sa chance, puisqu’il est réalisé par un studio indépendant et donc sans gros moyens. A la maison, je me suis enfin décidée à regarder Nana, the movie, le film tiré du manga éponyme. C’est mauvais, mais mauvaiiiiiis ! Heureusement que je suis fan du manga, ce qui m’a permis d’apprécier un peu chaque scène pauvrement calquée. Mais tout est d’une platitude sans nom, que ce soit le jeu des acteurs, en dessous du niveau de la mer, complètement coincés dans leurs cosplays de faux punks et ayant, pour la plupart, à peine plus de deux mots à prononcer en deux heures de film, la réalisation (simple collage de moments essentiels du manga) ou les décors, puant justement le décor à 10 km… Bref, un magnifique navet sauvé par la beauté plastique de certains acteurs (finalement, j’aime bien Ryuhei Matsuda, que j’avais touvé redoutablement laid dans Tabou, mais qui n’est pas si mal en Ren…), notamment Mika Nakashima à laquelle toute asiatique normalement constituée rêve de ressembler (même si, en fait, pas maquillée, elle a une sale peau et une sale tête) (oui, je suis une langue de vipère, et après…) J’ai aussi revu avec joie les excellentissimes Aventures de Rabbi Jacob, un film drôle et humaniste qui, en ces temps où l’obscurantisme semble refaire surface, devrait être projeté un peu partout.

Je n’ai plus l’envie de vous parler des expos que j’ai vues, sur Isabelle Huppert (pas mal, mais faut aimer Isabelle, quoi) et de Ron Mueck, vaste supercherie qui m’a coûté 4,50 € pour voir 5 sculptures. Même monumentales et impressionnantes, c’était du foutage de gueule. Voilà.

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