Salut c’est le week-eeeend (Lorie)

Lorie

(Bin quoi, elle est sympa Lorie ^^ !)

Quelques nouvelles du front et même du menton. En début de semaine, j’ai revu Claire, rencontrée à l’APF où elle faisait un stage, qui part bientôt avec son ami pour de nouvelles aventures sous le soleil de Réunion – pas mal comme plan, bien que je ne troquerais en rien FNAC et Printemps contre mer et cocotiers ! J’ai aussi pris un verre avec mes vieux amis Papatte et Benj’, que je n’avais pas vus depuis un moment, alors qu’on habite quand même dans la même ville – j’ai tendance à ranger mes potes dans de petites boîtes (‘acquis’, ‘en cours d’acquisition’, ‘à acquérir’ ^^) que je peux ensuite laisser des mois durant dans un coin de mon cerveau. Ce qui ne m’empêche pas d’être fidèle en amitié et d’en exiger autant en retour (bah oui, un ami c’est un ami-pour-la-vie !) Papatte travaille mais cherche mieux et Benj’ bosse en tant que stagiaire chez Differ-Ant, maison de distribution née des cendres de feu Chronowax (Benj’, Nego connaît Coco Rosie, il a leurs deux albums et les a même vues en concert !).

Vendredi, Papatte et moi sommes courageusement allées au Salon de l’Emploi de Paris où nous n’avons strictement rien appris sinon qu’il faut, pour décrocher un emploi, « y croire » et « avoir la gnak ». Ah bon. Ah si, nous avons quand même appris que notre démotivation et manque d’allant se voyaient comme une patate au milieu du nez. La conseillère de l’ANPE nous a même suggéré d’essayer de tenter des concours administratifs (yuuuk !), du coup, ça m’a redonné un coup de fouet et dès demain, je me booste à mort. D’ailleurs, on va se booster mutuellement, pas vrai Papatte ?!

Après-midi crevant, donc, d’abord dans la file d’attente impressionnante où nous étions tassés comme des sardines, puis sous les chapiteaux, dans une foule compacte et bruyante de tous âges et toutes couleurs. Si ce n’était pas l’Enfer, c’en était proche (moi ? chochotte ?) Pour nous remettre de ces cruelles désillusions, nous nous sommes (re)posées un peu sur l’herbe du Champ de Mars, refusant tant bien que mal la lecture de nouvelles fantastiques et poèmes d’un mec tenace qui essayait de vendre ses œuvres 2 euros (« je peux même vous faire une réduction »).

Cette journée était placée sous le signe du piétinement et de la désillusion, puisque le soir, je me suis rendue, non moins courageusement (mais avec plus d’entrain), à la séance de dédicace de Manu Larcenet au Virgin des Champs. Un cauchemar, n’ayons pas peur des mots : une attente interminable pour deux petits dessins et surtout, une organisation débile et un animateur déplaisant. Je ne dis donc pas bravo ni merci à Virgin, en revanche, Manu et Jean-Yves Ferri ont été bien cools (voir compte rendu ci-après.)

Le soir, après 7H de position verticale, j’ai donc été bien heureuse de terminer devant un plat mexicain préparé par Cuauhtli, qui accueillait notre ami de Belgique Nego. Nous nous sommes tous trois rencontrés sur mon forum Serge Lutens et sommes devenus très proches. Nous essayons d’ailleurs de nous voir régulièrement soit à Paris, soit à Bruxelles. Et nous nous écrivons quasiment tous les jours. La soirée a été vraiment agréable. Le fils de Cuauhtli nous a tous invités pour le lendemain soir et c’est tard, trop tard, que Matou et moi sommes rentrés dans nos pénates, après avoir, comme d’habitude chez Cuauhtli, trop rempli nos estomacs.

Le lendemain samedi, j’avais rendez-vous avec Cuauhtli et ses amis pour la Dictée Georges Brassens qui a lieu près du Parc Georges Brassens. Conditions précaires et spartiates, un peu dures après seulement 3H30 de sommeil : je m’attendais à une salle avec au moins des bureaux ; que nenni ! La dictée se faisait dans deux pièces minuscules et nous étions assis les uns sur les autres, une feuille sur les genoux. Assemblée majoritairement composée de mamies et papis. A côté de moi, une dame qui s’enorgueillissait d’avoir terminé 11e l’année précédente, cachait mesquinement sa feuille lorsqu’elle pensait que l’un de mes yeux encore tout ensommeillés tombait sur sa magnifique copie… Sympa la mamie, de toute façon, je préférais faire MES fautes plutôt que copier SES mots justes. La dictée était assez facile sur le plan de la grammaire (pas trop de pièges sur les accords de participes) en revanche, le vocabulaire de la marine m’était complètement inconnu (j’ai corrigé dans un ultime sursaut de lucidité mon « phoque » en « foc » ^^) et je pense avoir inventé bon nombre de mots. A mon avis, je ne gagnerai même pas un dictionnaire. Mais si je peux, j’y retournerai l’an prochain, c’est assez rigolo. Il faisait très beau alors nous sommes ensuite allés prendre un café en terrasse, d’où nous avons vu Edouard Balladur venu faire la dictée aussi (mais « à part »). Il est vrai que la télé grossit, il paraît beaucoup moins épais que dans le petit écran. Curieuse, Cuauhtli voulait aller le voir, j’ai été obligée de lui rappeler qu’elle est de gauche !! ^^ J’ai ensuite zoné parmi les bouquinistes du Parc, qui proposent moults magnifiques ouvrages.

L’après-midi, nous avons retrouvé Panthère, une autre admiratrice de Serge, à la Mosquée, où nous avons pris chacune deux thés infâmement chers (2 euros le petit verre arabe, je ne vous conseille vraiment pas, même si le cadre est magnifique : on se croirait en Méditerranée). Il faisait bon, mais l’odeur de cigarette de nos voisines (qui écoutaient ostensiblement notre conversation) et des différents parfums de chicha mêlés (pomme synthétique, banane chimique) nous ont incité à partir. Panthère nous a quittées tandis que nous rentrions à pied jusqu’à République (je suis morte, aujourd’hui !), en passant par l’Île Saint Louis, Le Marais… Quelle balade ! Nous sommes ensuite allés chez le fils de Cuauhtli après avoir attendu 1/2 H quatre pizzas bien sèches chez Pizza Hut. Après cette soirée, Cuauhtli nous a montré un coin magnifique : « la campagne à Paris ».

Ainsi s’est achevé mon week-end, je suis rentrée moulue de chez moulue et aujourd’hui, c’est après-midi pépère. En tout cas, j’adore les Belges ^^

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