Mon premier semi-marathon, à 37 ans !

Eh bien voilà, j’ai couru mon premier semi-marathon hier !

Et cette expérience m’a tellement plu que j’ai envie d’en faire un (long) article de blog, afin de motiver toute personne un tant soit peu intéressée par le running et lui prouver que tout est possible, même quand on n’est pas sportif pour un sou à la base !

Historique. Je viens de (très) loin. J’ai toujours été assez nulle en sport, ma hantise à l’école (au collège, je courais 30 minutes et je mourais d’asphyxie), à tel point que, par la suite, durant des années, je me suis presque enorgueillie de ne pas en faire, préférant les activités « intellectuelles et artistiques » à l’effort physique.

Et puis la trentaine arrivant, je me suis dit qu’il fallait que je me prenne un peu en mains pour lutter contre l’installation du gras et de la mollesse.

Pourquoi le jogging / running ? C’était tout simplement l’activité la moins chère selon mes calculs ! (Oui, j’ai des raisons très bassement matérielles…) (Maintenant, je fais aussi de la gym suédoise depuis 1 an 1/2, mais c’est une autre histoire).

J’ai donc commencé à courir un peu régulièrement en 2011 lorsque j’ai emménagé à 5 minutes d’un grand parc (aucune excuse de ne pas m’y mettre) et que j’ai découvert les applications smartphone permettant de mesurer ses « performances ». Pendant 6 mois, je me suis ainsi forcée à y aller assez régulièrement et j’ai progressé doucement, passant d’un tour du parc à 2, puis 3, pour arriver à faire, 2 ou 3 fois, 10 km, à l’allure d’un escargot au galop (à l’époque, en 1h15 en moyenne). Ensuite, j’ai connu les joies de la maternité et j’ai arrêté pendant un bon bout de temps, avant de reprendre avec mon amie Marie. C’est elle qui m’a incitée à nous inscrire à notre première course, en novembre 2013 : le cross d’Amnesty International 19e.

Cross La Villette 2013 - Amnesty International
Dossard n° 34 en action : 8 km en 50’25.

A l’été 2015, je fais la connaissance de Laurent, runner expérimenté. Il me recommande, pour me motiver, de persister à participer à différentes courses. Dès la rentrée, je nous inscris donc, Marie et moi, à la première édition de la ELLE RUN Marionnaud.

Elle Run Marionnaud 2015
7 km en 45’03

Boostée par cette 2ème expérience, je nous inscris ensuite à la Team Unicef World Run, la première édition d’une course mondiale connectée, avec le programme Running Heroes (un super site qui transforme les kilomètres cumulés en points cadeaux auprès de partenaires). Notre équipe, malheureusement incomplète le jour J (Marie a été remplacée par Kim, mais trop tard), ne saura pas quel score final elle aurait pu faire, mais à titre personnel, j’ai terminé mes 10 km en 1h01, l’un de mes meilleurs temps, sans doute grâce à l’émulation de groupe.

Commence alors une période d’entraînement exalté qui atteint son paroxysme le 4 décembre avec 15 bornes parcourues en 1h38 pour le Téléthon malgré une énorme rhinite bien fatigante. Parce que, entretemps, fin octobre, Maud, une amie de ma belle-soeur, m’a proposé de faire le semi-marathon de Paris. Le 1er semi-marathon de France, le 3ème au monde. Une soirée apéro plus tard, nous avions acheté nos dossards (!!!), dans un grand élan d’enthousiasme confiant, suivies de peu par Kim, complètement fou (une folie qui lui a d’ailleurs coûté cher physiquement, le pauvre).

Après ce court âge d’or d’enfilage de kilomètres, la débandade totale. Trop de course tue la course et je me retrouve avec une périostite tibiale qui m’oblige à me reposer une semaine. Puis, mi-décembre, la grippe s’abat sur moi. 4 jours clouée au lit, qui me laissent exangue pour plusieurs semaines. Une bonne angine blanche et enfin une sorte d’intoxication alimentaire finissent de me mettre à terre début 2016. La majeure partie des semaines qui auraient dû être dévolues à une préparation régulière (3 sorties par semaine dont une longue + du fractionné !) est donc sérieusement compromise. Malgré mes efforts pour reprendre la course, les rares kilomètres que j’aligne difficilement en janvier entre deux fièvres, et en février, sont poussifs. Je suis limite au désespoir.

Mi-février, je quitte mon agence définitivement et pars au ski (petit break avant une nouvelle vie), sans m’être plus trop entraînée. Je ne fais plus de sport depuis plusieurs semaines, j’ai même payé mon abonnement trimestriel à la gym suédoise et n’y suis allée qu’une fois, début janvier. Cette semaine de vacances est l’occasion de me ressourcer en famille. 3 petites demi journées de ski qui me sèchent, et le reste à ne pas faire grand chose. Je m’inquiète du coup pour le semi-marathon qui est dans 15 jours. Ma préparation n’est pas suffisante, je ne me sens pas du tout au top de mon dynanisme, il faut que je me ressaisisse.

Retour sur Lyon le vendredi 27 février au soir. Il me reste grosso merdo une semaine pour rattraper le temps perdu. Je décide de parcourir les 21,1 kilomètres du semi en 3 séances séparées d’un jour de récupération, ne serait-ce que pour être à l’aise le jour J avec les différentes sensations qui me traversent quand je cours (il me faut environ 5 kilomètres pour prendre un minimum de plaisir) et recréer une sorte de « manque » grâce à la production d’endorphines. Samedi : 5 km à Lyon. Lundi, 10 km, de retour à Paris. Mercredi 7,3 km. Tout cela n’est pas très protocolaire, ça fait beaucoup d’entraînements d’affilée d’ici le dimanche du semi, mais je me sens plutôt zen. Je ne néglige ni les étirements ni l’hydratation en continu tout au long de la journée. Seule erreur : la reprise du cours de gym suédoise le mercredi après 2 mois d’arrêt, qui me file des courbatures dans tout le haut du corps, jusqu’à aujourd’hui encore.

Je me dis que, physiquement, je peux au moins faire 15 km, puisque je les ai déjà faits une fois. Et que, puisque des dizaines de milliers de gens de tout âge y arrivent chaque année, il n’y a pas de raison que je ne parvienne pas au bout.

La fin de la semaine arrive et je sais désormais que mes deux compagnons d’aventure ne courront pas avec moi : l’un a une lésion au cartilage à la cheville et l’autre une tendinite au genou. Coup de déprime égoïste. Tenter l’aventure à 3 c’était fun, mais seule… ? Les deux m’encouragent. De toute façon, je n’ai pas l’intention de renoncer, même si j’ai perdu une partie de mon entrain. Mon amie Hermine me demande pourquoi j’y vais. Bah, j’ai payé (59 € tout de même), autant essayer puisque, pour une fois, je ne suis pas malade ! (Je vous ai dit que j’ai des raisons bassement matérielles).

Vendredi soir, nuit quasi blanche puisque Hermine à la maison pour une session chant / Downton Abbey 😉 (bon, elle s’est couchée à 1h du mat’, mais faire de la guitare 2h de plus m’a relaxée). Heureusement, en bonne amie, elle m’accompagne retirer mon dossard au Parc Floral de Vincennes le samedi. Un vrai soutien parce que j’étais moyennement motivée !

46 999 inscrits + moi
46 999 inscrits + moi

La fin de journée se passe mollement et enfin, la nuit avant le jour J !

Toute la semaine, je m’étais entraînée à essayer de faire en rêve ce semi-marathon, histoire de me conditionner vers mon seul objectif : tenir jusqu’au bout, peu importe le temps. Evidemment, je n’arrive pas à contrôler la totalité de mes rêves donc je n’ai jamais fini la course dans mes songes, mais mentalement, j’étais verrouillée.

Cette dernière nuit est, malgré la fatigue de la veille, agitée car, mine de rien, je suis stressée à l’idée de courir seule, sur une distance qui me semblait encore démentielle quelques semaines auparavant.

Dimanche matin. Je pars à la bourre, à cause d’un rendormissement intempestif de 7 à 8h30, complètement en sueur. Un coup d’adrénaline qui me maintient bien en éveil. Arrivée à la correspondance à Nation, des tas de coureurs sont là, la plupart en groupes. Je les envie un peu, ils blaguent, s’auto-motivent. Je suis toute seule avec mes battements de coeur. Arrivée à Château de Vincennes, il y a un monde dingue, de la musique, une ambiance de foire assez sympa. Ca sent le graillon. Je me précipite à la consigne déposer mon sac, puis aux toilettes (dé-goû-tantes) et enfin, je me dirige vers le sas de départ avec toujours cette espèce de pincement au coeur et au ventre. Petit moment de flottement, lors de l’échauffement collectif, à moitié fait. Tout le monde se prend plus ou moins en photo, discute avec son voisin, envoie des sms… C’est le groupe des touristes ! 😉 (Objectif : 2h10 et plus, soit le dernier groupe à partir, quand les premiers reviennent déjà au village !!!)

A quelques minutes du top départ...
A quelques minutes du top départ…

Et puis soudain, au milieu du joyeux brouhaha, le top départ est lancé. On marchote, parce qu’il y a du monde, mais on sait que les premiers de notre catégorie se sont déjà élancés. Arrivés vers la ligne de départ, ça commence à trottiner alors, brusquement envahie d’un calme olympien, je me mets à courir moi aussi et à suivre le mouvement général, au son de la musique d’ambiance et des cris de joie de tous les participants. Toute la tension pré-action est tombée, maintenant, on est au coeur du cyclone, il n’y a plus qu’à agir. Pour une fois, je n’ai pas pris mon casque audio, de peur qu’il ne m’encombre plus qu’autre chose (si Spotify s’arrête, bonjour l’énervement), je fais confiance à l’ambiance de groupe pour me porter tout autant que la musique.

Courir au milieu de milliers d’autres personnes, c’est presque facile. En plus, je découvre que tout le parcours est jalonné de groupes de musique (batucada, rock) qui donnent bien la pêche, même si on ne les entend que quelques minutes, et surtout, de gentils supporters anonymes qui brandissent des pancartes, des étendards pour leurs familles ou amis, mais n’hésitent pas à généreusement crier notre nom écrit sur notre dossard pour nous encourager. Dommage, personne de mes connaissances n’était sur le parcours, mais au final, ces anonymes qui m’ont applaudie, soutenue, félicitée sans me connaître ont bien contribué à maintenir ma motivation et je les en remercie. Cette ambiance hyper chaleureuse n’a aucun rapport avec un entraînement austère en solitaire !

Les 10 premiers kilomètres passent sans que je les sente. Je vois les panneaux de kilométrage défiler avec une sérénité qui m’étonne moi-même. La sortie du Bois de Vincennes est rapide, de même que l’entrée dans Paris. En ville, j’ai l’impression d’être en terrain familier. Bastille est un repère rassurant qui m’indique que Châtelet, à peu près à la mi-parcours, n’est plus si loin. En plus, nous avons une chance énorme, le soleil brille, il fait presque chaud. Tout cela est incroyablement agréable, surtout qu’à 5 km, on a pu récupérer une bouteille d’eau et des bananes, fruits secs, etc. En général, je ne mange pas avant de courir et je n’ingurgite rien durant mes entraînements, même pour les 15 km, mais là, je me dis qu’il faut que je m’économise et que je sois raisonnable. Même si, finalement, je n’ai pas trop bien géré l’ingestion de liquide et nourriture en plein effort (petit mal au bide, passé en me concentrant sur la respiration).

Arrivés vers Châtelet, nous amorçons le virage retour. Encore 2 ou 3 km et nous aurons accompli le semi semi-marathon.

Le parcours
Le parcours

Au kilomètre 11 environ, nouveau ravitaillement. J’en profite une nouvelle fois. Physiquement, je suis bien, à un rythme de croisière dans lequel je me sens à l’aise. Les meneurs d’allure m’ont semée depuis belle lurette donc je sais déjà que, malheureusement, je ne réussirai pas le semi en 2h10. Tant pis, je me concentre sur mon objectif premier : finir, coûte que coûte. Comme, à ce stade, je ne ressens aucune fatigue particulière, j’essaie d’imaginer que la course vient juste de commencer et que je dois simplement faire un 10 km. Une paille !

L’une des techniques mentales que j’utilise parfois, c’est de « dissocier » mon esprit de mon corps. J’essaie de me concentrer sur ce que mes yeux voient, la lumière, mais aussi les sons, les odeurs, j’essaie de ne penser à RIEN (si si, c’est possible), et surtout, je ne me préoccupe pas de mon corps, que je mets en « pilote automatique », en « mode robot », comme si j’étais baladée dans un véhicule d’où je regarderais le paysage. J’ai l’impression ainsi de ressentir moins la fatigue – même si, en même temps, j’essaie de rester attentive aux signaux que m’envoie mon enveloppe charnelle.

15 km. Jusqu’ici, tout va bien. Je cours à une allure qui m’est familière. La routine. Pas d’exploit de performance en vue. J’ai l’impression néanmoins que je peux finir ce semi fraîche comme un gardon, dans un confort total.

Au 16ème km, dernier ravitaillement avant la ligne d’arrivée. A ce moment-là, nous entamons une sorte de faux plat traître. Peu à peu, je dégouline d’une sueur qui m’est désagréable, la banane et l’eau froide ont du mal à passer, je suis en train de réaliser qu’il me reste plus de 5 km à faire (et non 4, je m’étais focalisée sur 20 km) et un léger sentiment de fatigue pointe son nez. J’ai un début de point de côté, les tibias qui commencent à me titiller, les genoux qui protestent. J’essaie de respirer calmement. En plus le temps se couvre, devient gris dépressif, des bouffées de vent frais transforment mon t-shirt en serviette humide froide. Mes stats témoignent de cette baisse de régime :

Screenshot_2016-03-07-17-46-45

Un certain nombre de participants alterne déjà course et marche. Il est inconcevable que JE marche. Même si je dois courir lentement, à 6 km/h, je courrai. C’est là que le mental prend le relais. Je transforme les kilomètres en temps. 5 km, disons que c’est 30 minutes (en fait, c’est plus, mais 30 minutes, mentalement, c’est acceptable). 30 minutes, c’est 6 chansons, c’est la moitié d’un cours de guitare, c’est un épisode de Plus belle la vie… 30 minutes, c’est ridicule. Donc c’est encore possible de tenir 30 minutes. Pour la dernière ligne droite, on verra, ce sera plus facile de se motiver.

Ce qui est dommage, c’est que la fin du parcours est assez moche et tristounette, en accord avec le ciel qui se voile. On quitte le centre ville, on passe par une zone résidentielle assez déserte (Saint-Mandé je crois). Les supporters se font plus rares (mais néanmoins chaleureux et humoristiques : « Tout ça pour une banane gratuite ! »). Le chemin est monotone – ou c’est sûrement moi qui ai hâte d’en finir. Les 2 ou 3 derniers kilomètres dans les bois me paraissent interminables, sont douloureux. Des panneaux d’encouragement ponctuent nos derniers efforts. Allez, je dois tenir bon. Il est où ce foutu kilomètre 20 ? Je pense très fort à Kim, à Maud, qui est tellement déçue. C’est elle qui voulait le faire, ce semi, et elle n’est même pas là. Je pense à Thibault, le premier « runner » que j’ai connu et que j’ai toujours considéré comme un extra-terrestre. Haha, mon pote, si tu me voyais, aujourd’hui, tu m’inspires ! Je me dis que j’ai de la chance d’avoir mes deux jambes, de pouvoir courir, qu’il faut en profiter tant que ça dure. Je continue de courir de façon automatique, sans me mettre la pression. Il va finir par se profiler, ce kilomètre 21.

La fin du parcours me semble en pente, je retrouve une allure décente et puis zut, ça commence à bien faire, j’ai envie de m’arrêter. On nous demande de sourire aux photographes. J’ai la bouche sèche, les traits tirés, le bonnet avachi sur mes cheveux collés de sueur, le bide en vrac et ballonné. Plus que quelques mètres, qui ressemblent à des kilomètres, avant ce gros portique, qui signifie l’arrivée. Sur la fin, derrière des barrières, des supporters qui nous crient « Bravo ! », qui applaudissent. C’est cool.

finisher
Un petit jeûne s’impose 😉

Je passe la ligne d’arrivée dans un pseudo-sprint tiré de mes dernières forces, sonnée, comme dans un état second. J’ai peine à croire que j’y suis arrivée. J’avance comme une automate jusqu’au dernier ravitaillement, comme on nous le demande dans le haut-parleur (« ne vous arrêtez pas brusquement », « avancez, marchez »). On me remet un poncho trop grand (après le t-shirt trop petit, c’est bien ma veine), une médaille. Je l’ai fait ! 21,1 km !

Finisher !!!
Finisher !!!

J’arrive aux tables sur lesquelles il ne reste plus grand chose. Des pommes, du Coca. Je me sers mécaniquement. Jamais mangé une pomme aussi bonne ! Je n’ai personne à serrer dans mes bras, personne à qui parler, j’instagrame et je facebooke tout de même mon autosatisfaction. Je ne m’attarde pas, je saute dans un métro en grelottant et en ignorant les kebabs qui m’avaient fait si envie en arrivant, et je file chez moi m’étirer dans la paix de mon home sweet home.

Un bain brûlant et une nuit pénible de petites douleurs plus tard, me voici à peu près remise de cette première expérience de course longue. Les courbatures aux jambes sont étonnamment modérées (j’ai connu pire au cours de cardio flex de Marie !), mais il faut dire que j’ai fait au moins 30 minutes d’étirements après et que j’ai bu très régulièrement. Le genou droit a un peu de mal, surtout dans les escaliers, mais ça passe doucement. Seuls trois ongles de doigts de pied ont sacrément morflé, je me demande s’ils n’ont pas été cassés à force de cogner contre les baskets (ils sont tout noirs, bouh).

Ce soir, les chiffres officiels l’annoncent : nous partîmes 37 480 et nous nous vîmes 37 108 « finishers » (personnes ayant fini le semi).

Mes résultats (bon, je ne suis pas dans les meilleurs, loin s’en faut) :

Résultats semi marathon 2016 nemo

Vu mon entraînement anarchique, je suis plus que contente.

En conclusion, que retiendrai-je de cette expérience inédite et inattendue ?

Tout d’abord, que je peux vraiment remercier Maud, sans qui je ne me serais jamais lancée, je pense. Ou en tout cas, pas cette année. Sa détermination a piqué la mienne, sa confiance en notre capacité à faire ce semi m’a obligée à donner un peu plus d’ampleur à ma pratique du running. C’était peut-être un peu précipité, mais grâce à elle, je peux dire aujourd’hui : « ça, c’est fait ! »

Puis, que le semi-marathon de Paris, c’est une super ambiance, qui booste énormément. L’organisation est bien ficelée, les bénévoles sont sympas et encourageants, les « supporters » adorables… Impossible de ne pas être porté par une forme d’euphorie, qu’on n’a absolument pas lorsqu’on court seul dans un parc ou dans les rues. Que dire, sinon merci à tous pour ce moment inoubliable ?

Ensuite, que l’entraînement est une chose (je ne pense pas que j’aurais pu terminer sans avoir repris a minima quelques jours avant) mais que le mental fait beaucoup également. Quand le corps commence à dire qu’il en a marre, il est possible de lui soutirer encore quelques efforts par la force de la volonté. Sous réserve de s’être conditionné bien en amont et d’avoir la santé physique, bien sûr, qui le permet. J’ai vraiment fait les 5 derniers kilomètres au mental.

Enfin, qu’après cet exercice, ma foi, je ne serais pas contre tenter un marathon avant mes 40 ans. A condition, en revanche, de m’y préparer cette fois dans les règles de l’art, en me renseignant sur ma VMA, en faisant du fractionné alterné avec de vraies sorties longues, etc. Mais oui, pourquoi pas ?!?! Ca doit être quelque chose, tout de même, de courir 4h30 (pour moi, au moins) d’affilée !

RT

En attendant, je vous donne rendez-vous pour mes prochaines courses : les 5 km (soyons modestes) de Une Jonquille pour Curie dans 2 semaines, probablement les 8 km du cross d’Amnesty Jaurès en avril, puis les 10 km du 19e en mai avec Laurent (et tous ceux qui veulent), et peut-être d’autres challenges… On y croit, on en veut !

« Si tu me vois baisser les bras, c’est que je fais mes lacets », Philippe (FeelGood).

 

2 comments / Add your comment below

Laisser un commentaire