Potins de bordel de merde

Place Igor Stavinsky, Paris, 18 août 2011 © nemo

Parfois, il y a quand même des « signes » dans la vie et, même si je n’y crois pas toujours, il faut savoir les décrypter, surtout lorsqu’ils vous sautent sauvagement à la gueule.

Assez étrangement, en l’espace d’à peine 13h, dans un contexte personnel hier soir et professionnel ce matin, j’ai reçu exactement la même leçon, de façon assez violente : « il faut réfléchir avant d’écrire ».

Cela semble d’une évidence évidente, bien sûr, mais je suis tellement naturellement encline à écrire des mails assez consistants, en plus entre deux dossiers au boulot, sans forcément me relire précisément ni soupeser tous mes mots, que c’est devenu une espèce de tic. Une sorte d' »écriture au kilomètre », inconséquente (pour moi), dont je gratifie mon destinataire du moment, sans me douter que, de l’autre côté, les mots « gravés à l’écran à l’écrit » peuvent avoir un autre impact que celui que je leur attribue lorsque je les tape, puisque je tape à la vitesse à laquelle je pense et je parlerais : c’est-à-dire rapidement, frivolement.

Mes deux mésaventures, très différentes mais aux conclusions similaires, sont tellement « hénaurmes » et rapprochées dans le temps, avec à la clé de vraies « menaces »  (rupture d’une amitié et éventuel préjudice dans le cadre de mon travail) que j’en déduis qu’il est grand temps que j’arrête avec cette espèce de spontanéité naïve et puérile, pour ne pas dire cruche, qui consiste à confier (et surtout écrire et donc figer), tel quel, le fond de ma pensée, sans me méfier de la façon dont elle pourra être comprise et rapportée. Surtout lorsque cette pensée concerne des personnes que le destinataire connaît. Bref. Que j’arrête de donner mon avis sur mes amis, dans leur dos, à d’autres amis communs. Ou que j’évite de donner par écrit mon avis sur le mode de management de ma boîte à une stagiaire inconnue (oups). ^^

Bref. Comme aurait dit, grosso merdo, Desproges : on peut tout écrire, mais pas à n’importe qui.

Comme quoi, j’ai beau travailler dans la com’, je ne sais toujours pas appliquer ses principes et préceptes à mon propre cas. Heureusement, il n’est (presque) jamais trop tard pour bien faire.

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