Chez Bong, c’est bon

Petit restau entre amis mercredi soir.

Juste après le vernissage de peinture de mon acupuncteur auquel ce dernier m’avait invitée. Al. et moi nous sommes sentis un peu déplacés au milieu de la population très « bourge et mondaine » – et d’un certain âge – qui s’y trouvait. J’ai toujours pas compris pourquoi il m’avait conviée moi aussi, mais enfin, c’était sympa de sa part et j’ai trouvé son travail plutôt intéressant.

Vers 21h, Mimine, Raphaël, Nang, Kiminou, Al. et moi nous sommes retrouvés pour préparer (qu’y disaient) notre week-end en Bretagne qui approche à grandes enjambées élégantes. Eh oui, nous partons trois jours en fin de semaine prochaine à Cancale, pour rayonner ensuite de joie vers Saint-Malo et le Mont Saint-Michel – et d’autres endroits que nous n’avons pas encore déterminés (moi, je voudrais voir les rochers sculptés de Rothéneuf qui m’ont l’air presque aussi poétiques que les statues de l’Île de Pâques – au moins :-)…) Au programme : de la nature sauvage, des embruns vivifiants, des retrouvailles émouvantes avec des keupines locales : Aude et Aurélie (la première nous conviant tous chez elle le samedi soir, alors qu’elle ne connaît ni mon groupe d’amis ni la seconde !), des nuits épiques (Mimine seule dans la suite parentale juste séparée par une porte des trois garçons répartis dans les lits individuels enfants !), du temps clément (y’a intérêt) et puis surtout, de l’ambiance folâtre et de la rigolade franche.

Comme hier. Chez Bong, donc. Un restau coréen perdu dans le 15e (dans la rue où vivait Manolo lorsqu’il était encore parigot), conseillé par Kiminou, notre expert es-bonnes tables. Après quelques hésitations sur le bibimbap, tout le monde s’est finalement laissé convaincre par ce coquinou de prendre le barbec’. Au final, c’est vrai que c’était vraiment convivial et surtout, goûtu : le boeuf mariné était délicieux, les petits légumes exquis et toutes ses saveurs pétillantes éclataient dans nos palais autant que nos rires délurés dans la salle. C’est clair, nous avons été déchaînés, de vrais sales gosses malicieux en colonie de vacances, pouffant de rire pour un rien, faisant cramer, en fin de repas, les oignons sur le gril pour le plaisir de faire brûler des trucs… Je crois que nous sommes grillés, dans ce restau, autant que ces pauvres oignons dont l’un des serveurs a abrégé les souffrances en venant, au bout d’un moment, éteindre notre barbec’ autoritairement. La honte, un peu, avec trois asiatiques sur six convives : nous avions limite l’air de nous foutre des serveurs, de la nourriture… Alors qu’en fait, c’est bon, hein, et je vous le recommande vivement (c’est rempli de Coréens, une preuve d’authenticité, à moins qu’ils soient des figurants payés par le patron). En outre, le service est très aimable, on nous explique même comment manger « à la coréenne » le barbec’ (enrouler la viande dans une feuille de salade sur laquelle on a mis un peu de sauce cacahuète, miaaaam miuuuuum !)

Peu importe. On a rigolé comme jamais. A tel point que j’ai dû sortir de table pour m’en remettre, juste avant les desserts qui nous ont encore fait pleurer de rire (desserts peu recommandés).

J’ai découvert, à l’occasion de ce repas, les faces sentimentales de Nang et Kim, qui ont avoué avoir regardé plusieurs fois Dirty Dancing (le film qui m’a affligée presque autant que Brice de Nice, Hu Hu Hu…) depuis leur adolescence et même – pour Nang (je sais, je suis une sale balance) – avoir eu des frissons d’émotion devant, notamment aux répliques cultes genre : « Enlève ce maquillage, tu ressembles à une pute ! » (seuls ceux qui ont vu le film connaîtront, j’avoue que moi, heuh…)

Bref.

Une soirée bon enfant comme j’aime : la vie m’a paru légère et facile, charmante et chaleureuse, comme mes compagnons de tablée qui me sont si chers. J’ai hâte, tellement hâte d’être à vendredi soir prochain, de quitter le boulot, mon sac sous le bras, pour retrouver avec une excitation enfantine mes merveilleux compères et rouler gaiement jusqu’à ces trois jours d’amitié insouciante et riante.

On n’est jamais sérieux quand on a toujours dix-sept ans.

4 comments / Add your comment below

  1. feignasse !
    ton blog vient de perdre 1000 euros. au moins
     
    et pour le coreen je te conseille l arbre de sel dans le 15eme ; c est delicieux !

  2. Je connais ce resto : j’habitais tout près quand j’étais dans le XVème. C’est vrai que c’est bien. Ils nous avaient offert des places de ciné pour un festival de cinéma coréen qui avait lieu dans un ciné du quartier latin.

    Tu aurais pu dire que tu avais ressuscité ton blog. C’est tout à fait par hasard que je sui allée y faire un tour aujourd’hui. Et quel plaisir de retrouver tes récits et ton bonheur.

    Et puis j’ai l’impression que mon parcours actuel ressemble au tien…

    On s’organise une visite au château en mai ou début juin ?

  3. Fred& >> Ah oui, j’en ai entendu parler, j’irai un de ces quatre, merci.

    Mimine >> Mimine, notre mère (supérieure) à tous (HuHuHu…)

    Malo >> Ah mais je n’ai dit à personne que je réouvrais cet espace, d’abord parce que bon, ça fait un peu « youhou, revenez me lire » et ensuite parce que je ne sais pas trop comment je vais le faire vivre dans les mois à venir. Mais bon, on verra bien. Il faut garder le plaisir intact. OK pour le château – avec plaisir – fin mai plutôt car on est bien occupé jusqu’au week-end du 8-9. Et puis, ouiouioui, je te souhaite sincèrement d’être heureuse aussi. A très vite.

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