Über geil!

Reprise des cours de claquettes aujourd’hui !!!!

Malgré la venue de Med, gentiment descendu de son Luxembourg pour nous rencontrer, Cuauh et moi, après un été de versification commune (le groupe des alexandrins est mort, d’ailleurs, ils l’ont tué, tssss…), je n’ai pas voulu y renoncer. Egoïstement, ouais, je sais. Mais si je n’y avais pas été, j’aurais boudé. Longtemps en plus. Donc après un rapide déjeuner-prise de contact avec Med, Cuauh et moi sommes parties à notre cours et l’avons lâchement laissé prendre l’eau sous la pluie une petite heure.

Plaisir de revoir Allan que je « surkiffe », si je puis dire. Quand je suis arrivée dans la salle, il y avait déjà pas mal de monde (dont plein de nouveaux que j’avais jamais vus) : notamment la fille qui cherche toujours à me parler – et d’ailleurs, en fin de cours, elle s’est un peu accrochée – et qui me fait légèrement flipper parce que je la sens collante. Gentille mais collante. Le genre fille-un-peu-forte-grande-gueule-qui-se-la-joue. Elle a tendance à me raconter sa vie comme si on se connaissait depuis hier (mais bon, elle est pas la seule.) Or, moi, j’ai déjà Cuauh à qui parler au cours et puis j’en veux plus, des amis supplémentaires. Enfin plus trop.

Bref.

Allan. Trop chou. Sympa. Cool. Adorable. Je lui fais un grand sourire accompagné d’un signe de main. Il me répond de la même façon. D’un côté, je suis béate et ravie de le retrouver. De l’autre, un peu embarrassée car, pendant les vacances, je suis passée un peu pour une psychopathe à ses yeux, je pense. Toujours terriblement curieuse de ce que j’aime (et j’emploie « aime » dans un sens trèèèèèès général, une fois de plus), j’avais fait des recherches sur lui et avais trouvé quelques informations qui m’avaient enchantée (le plaisir de l’enquête sherlockholmesque) dont sa page viadeo, réseau social de mise en relation professionnelle sur lequel je lui ai demandé de devenir mon « ami ».

Sauf que, dans mon enthousiasme, je n’avais pas réfléchi assez au fait que rien n’aurait dû, a priori, me mener à cette page, puisque ni son nom ni celui de son association de claquettes n’y figuraient. Du coup, le pauvre s’est trituré les méninges pendant quelques jours en se demandant comment j’avais pu le retrouver à partir de rien. Et moi, de devoir lui décrire mes manipulations heureusement simplissimes… mais qui laissaient entendre que j’avais gougueulisé son nom. Oups.

En même temps, je suis comme ça, c’est vrai ; j’assume. Horriblement curieuse, assez maligne, un peu joueuse. Et intéressée par les autres, les gens que j’aime (sens général les enfants, sens général !): ce qu’ils font, ce qui les fait vibrer… tout ça. Et c’est fou ce qu’on peut trouver sur internet sur une personne à partir d’une ou deux déductions basiques.

Allan, le peu que j’ai trouvé sur lui ne me permettra jamais d’appréhender ce qu’il est réellement (si tant est qu’on puisse, même dans la « vraie vie », saisir l’essence d’un être, d’une personnalité) et tant mieux pour lui. Il n’y a rien dont il doive se cacher ou avoir honte, au contraire. Mais moi, en pensant à mon comportement de groupie obsédée, je me dis en le voyant que j’ai l’air quand même un peu cloche. Ou louche. Je passe donc le cours à me concentrer sur les nouveaux pas, génialissimes (shuffle : brush avant + brush arrière, pas à deux sons ; le ball et le dig), très motivée et, comme d’habitude, complètement euphorique. En évitant de trop croiser son regard ou lui adresser la parole, bien qu’il passe une ou deux fois à côté de moi pour corriger mon pas ou m’indiquer que « ouaiiiiiiis ! »

En fin de cours, tout de même, je m’approche de lui, toujours entouré de filles (m’énerve ! Y’en a une, surtout, qui fayotte à mort dans sa petite jupe et ses socquettes blanches, grrrrrrrr !) pour récupérer ma carte de présence et lui lance désinvoltement : « Au revoir Allan ! » Et là, miracle de Noël avant Noël, il me fait un grand sourire : « Au revoir mon petit détective ! » (à croire que « petit » est le qualificatif qui me va le mieux car R. hier m’a envoyé un court mail commençant par « Petite Céline » ! Gron.) Wouwouwouwou, non mais attendez, c’est la fête du slip, là ! Il a dit « mon petit détective » ! Youhou ! Elle est contente la Céline. Contente de quoi, on n’en sait rien, mais bon, chuis soulagée.

En partant, toute rassurée et libérée de ma honte relative, je lui fais encore trente-six coucous de la main amicaux (ça sort de moi tout seul, je m’exprime) et il me fait un signe, alors qu’il parle avec d’autres élèves, genre « on s’appelle ». Bah oui, parce que par mail, on a évoqué l’idée que je l’aide à revoir son site internet en photographiant et filmant certains de ses cours (les bonnes idées de la mère Céline.) J’ai trop envie de promouvoir les claquettes à travers le monde voire la galaxie et en particulier l’asso d’Allan puisque c’est par lui que j’ai découvert et aimé cette discipline. Ca serait cool – même si je trouve qu’on est déjà beaucoup trop à ses cours… 🙂 – et je le ferais avec plaisir.

En ce moment, il me faudrait 36h dans une seule journée pour faire tout ce que je voudrais faire, et bien en plus, mais je me sens quand même en pleine forme, limite conquérante. Je suis sur la rampe de lancement de 2010. Ca va péter, je vous dis que ça !

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