Les ketclas : mon vice, ma bataille

Alors là, aujourd’hui, j’ai fait fort ! Je suis partie EN CATIMINI du boulot à… 17h30 (genre touriste !), sous l’oeil éberlué (à moins que ce ne fût courroucé ou scandalisé) de mes deux collègues de bureau, pour pouvoir courir à mon ultime cours de claquettes avant les vacances (d’ailleurs, qu’est-ce que ça veut dire vacances, ça devrait être interdit les vacances pendant une année de claquettes, oui !!!)

Je voulais y aller lundi dernier mais une malencontreuse réunion de travail avec Domi, une consultante extérieure que j’adore et qui, coïncidence amusante, a aussi fait des claquettes pendant trois ans dans sa jeunesse (les grands esprits se rencontrent !), m’avait retenue jusqu’à 20h. Au bord de l’hystérie depuis le début de la semaine à l’idée qu’il me faudrait attendre le 7 novembre prochain pour tapdancer, j’avais donc prévu de retenter le tout pour le tout aujourd’hui, pour être à Barbès à 18h. Quitte à annuler un rendez-vous qui me tenait pourtant à coeur (ou au corps, je sais pas trop). Mais les claquettes, désolée, c’est sacré.

Toute la semaine, je suis donc arrivée studieusement tôt au travail (bon ok, 9h, ça va, c’est pas la mort non plus), j’ai (essayé de bien) travaillé(r), je suis partie relativement tard lundi et hier, bref : j’ai fait mon devoir de bonne petite consultante, tout en montrant un peu (mais pas trop) que j’étais malade (ce qui était vrai aussi). Et à 17h20, aujourd’hui, paf, j’avais à peu près fini tout ce que j’avais à faire d’urgent ; je suis donc sortie de mon bureau en quatrième vitesse, ai pris l’ascenseur pour ne pas passer devant le bureau de Xave et ne lui ai envoyé un sms pour le prévenir qu’une fois hors d’atteinte, dans le métro, en exultant ma race ! ^-^’

Le temps de me gourer de correspondance à Villiers, je suis finalement arrivée ric-rac au cours mais ai pu profiter de l’heure complète avant d’entamer deux semaines de disette de claquettes (bouhouhou…)

Bon, le jeudi, je dois dire que ce n’est pas le cours que j’ai préféré : en effet, la salle dévolue aux claquettes est minuscule, sans miroir, avec peu de luminosité extérieure et comme les cours sont blindés (une vingtaine de personnes), dans cet espace réduit, j’ai ressenti un peu moins de plaisir qu’à Alésia, le samedi après-midi. Je me sentais très restreinte dans mes mouvements.

Néanmoins, j’étais tellement heureuse que ce manque d’espace n’a pas gâché mon enthousiasme. J’en ai bavé ce soir. Il faut dire que je suis raplapla de chez raplapla en ce moment mais aussi et surtout, que les claquettes, mine de rien, c’est über physique ! L’enchaînement m’a valu bien des déséquilibres et suées et j’ai hâte de m’entraîner pour tenter de cal(m)er tout ça bien en rythme.

Ca tombe bien, cet après-midi, au boulot, j’ai avisé contre le mur de notre bureau une large planche de contreplaqué. J’ai demandé à quoi elle servait, personne n’en savait rien. Je compte donc la récupérer pour m’entraîner dessus dans mon appartement (en poussant ma table de salon, je pourrai peut-être ?) C’était le cadeau inattendu du jour, de la Providence ! 🙂

En rentrant du cours, je me suis sentie toute tristounette, comme en manque, par avance, de cette activité que j’adore (bon, si vous n’avez pas compris que j’aime, je vous fais un dessin.) Et puis, comme j’ai dit à Mimine, qui n’a pas manqué de se foutre joyeusement de ma figure (je commence à avoir l’habitude), j’ai la fâcheuse tendance à confondre, dans mon esprit, la matière et le professeur (l’art et l’artiste, la fonction et l’homme etc.) ! Quand j’aime quelque chose, je l’étends souvent à quelqu’un et vice versa. Par exemple, il m’est arrivée de tomber amoureuse de professeurs et, de fait, de devenir passionnée de la matière qu’ils enseignaient (genre… le droit constitutionnel !) (mouais !) Dans l’autre sens, quand j’aime une oeuvre, je finis le plus souvent par tomber « amoureuse » de l’artiste (Serge L. pour n’en citer qu’un, mais il y en a d’autres bien sûr !) Eh bien là, ce soir, comme souvent, il m’a semblé que j’éprouvais soudain une sympathie pour le prof, Allan, aussi vive que la passion que j’éprouve pour la discipline qu’il enseigne.

Alors là, évidemment, tout le monde se planque ou se marre : je sais, faut que j’arrête mes bêtises. Ce pauvre Allan, j’ai dû lui dire deux mots en quatre ou cinq cours et ça devait être « bonnes vacances ! » ce soir. N’empêche. Il est tellement chou ! Et quand je dis « chou », je le dis sans niaiserie. C’est juste qu’il respire la gentillesse et la douceur. Et surtout, la simplicité. Et moi, en ce moment, je suis fan de gentillesse, de douceur et simplicité. C’est-à-dire qu’il ne se la pète pas. Il n’en fait pas trop. Il n’en rajoute pas. Et ça, ça me plaît. On travaille et répète dans la bonne humeur, dans le plaisir, sans prise de tête. C’est tellement bien. C’est un tel moment de détente pour moi, malgré le challenge (parce que bon, question souplesse, harmonie, légèreté, grâce, coordination, tout ça, je viens de trèèèèèèèès loin), que je crois que j’englobe tout dans mon amour universel. Les claquettes, Allan, soyons fous ! J’aime tout. J’ai besoin de tout aimer, très fort, beaucoup, passionnément, de toute façon, pour être enthousiaste. Sinon, à quoi bon.

Mais enfin, rassurez-vous (je me rassure), je ne vais pas passer une année à tomber « amoureuse » du prof de claquettes (en même temps, ça pourrait faire des choses marrantes à raconter…) Non, je vais plutôt mettre à profit cette espèce d’amitié spontanée que j’ai pour lui pour me motiver et devenir une crack des claquettes. J’ai peu d’espoir, mais qui sait ? Avec un peu de persévérance !

Ah sinon, il y a une fille un peu « relou » (aussi au cours du samedi) qui tient absolument à me parler, je sais pas pourquoi. Et moi j’ai pas trop envie, bizarrement. Alors je la joue cordiale mais distante. Comme avec M. Sanchez. Je m’améliore, je le sens !

Bon week-end à tous, je descends à Lyon mais en un tel coup de vent que je n’ai même pas prévenu le peu de Lyonnais que je connais encore sur place. A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures (un truc de prévu chaque soir, je vais mourir, je pense.)

(Pardon pour ce post plein de parenthèses !)

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Edit : Mimine a raison : « (…) c’est pas un problème, c’est la vie de kiffer. » Donc Allan, j’te kiffe ! 🙂

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