Overdose

Je crois que je deviens un peu dingue. J’ai parlé à tant de gens (hommes) inconnus en deux semaines que je suis en train de péter un câble. C’est vraiment un truc à vivre une fois, je crois. Pour rire ou pleurer.

Ce grand supermarché surréaliste de la rencontre prétendument sentimentale, surtout du cul décomplexé, de la chasse à la femme et des surprises en tous genres. Cinq rencontres. Deux conversations téléphoniques. Du pire mais un peu de meilleur aussi. Quand même.

Des moments exceptionnels : avec un garçon dont j’avais visiblement très mal regardé la photo (très peu nette, il est vrai) et que j’ai à peine reconnu lorsqu’il est apparu à mes yeux.
Moi : « Puisqu’on habite le 13e tous les deux, on n’a qu’à déjeuner ensemble rapidement ? »
Lui : « Eh bien écoute, on peut se faire un Chinois ? »
Moi (en plaisantant) : « Effectivement, c’est pas ce qui manque dans le coin. »
Lui (conciliant) : « Mais on peut manger ailleurs aussi, tu sais, si c’est ce que tu manges déjà tous les jours ! »

Des instants de honte (de ma part) :
Lui : « J’ai de la famille à Grindbergen ».
Moi : « Gné ? »
Lui : « Tu connais pas Grindbergen ??!! »
Moi : « Heuh. Non. »
Lui : « La bière ???!!! T’ES SERIEUSE ???!!! »
Moi : « Heuh. Non. Pardon. »
Lui : « … »

De la haine et de l’amour :
Un petit jeune (que je n’ai jamais vu, encore) sur mon répondeur, entre déception et agressivité : « J’aimerais bien savoir pourquoi tu ne réponds jamais quand je t’appelle alors que je te vois connectée ! »

Des propositions indécentes :
Lui : « Je suis amoureux de ma femme et ça ne changera pas, mais j’ai très envie de coucher avec toi. »

Des répliques cultes :
Moi : « Alors, pour finir, ce petit week-end en Espagne avec votre ami ? »
Lui : « Très sympa. On est allé dans des bordels. »
Moi : « … »
Lui (avec un rire charmant et amusé) : « Oh, je ne vais pas vous mentir, oui, c’était un petit week-end putes. »

Bref.

Au final, j’ai souvent ri (jaune), j’ai perdu pas mal de temps, mais ai tout de même rencontré deux types qui portent, bizarrement, le même prénom et qui sont a priori plutôt séduisants chacun dans leur genre. Deux rencontres qui sortent du lot. Il y en a un dernier qui m’intrigue. Après, j’arrête pour un moment. Break.

Je crois que je vous raconterai tout ça bien mieux plus tard parce qu’il y a matière ! 🙂

En attendant, je suis tellement fatiguée par cet effort de sociabilisation que vous ne pouvez même pas imaginer le plaisir immensément simple que j’ai eu aujourd’hui à parler au téléphone à mes formateurs préférés, dont R., qui m’écrit sur Dominique Blanc et Laurent Terzieff, que je fais rire et qui me fait rire. Tout ça dans une ambiance bon enfant qui m’attendrit mortellement. On ne fait pas semblant. On ne se vend pas l’un à l’autre. Ou différemment.

J’ai passé une semaine complètement délirante, entre fatigue insensée et angoisse incontrôlable. Je me suis sentie comme une locomotive folle lancée à vive allure droit sur un mur, sans aucun contrôle sur ma vie, mon travail, mon emploi du temps, rien.

Je sens que je suis partie pour faire des conneries. Mais en même temps, je crois que j’ai envie de les faire.

Je cherche le mode d’emploi de ma propre vie. En attendant, je fais n’importe quoi.

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