Oh waoooowww!!!

Bon, cette semaine, je vais faire une mise à jour sérieuse avec des avis-à-moi-que-j’ai sur tout ce que j’ai vu récemment :

Au cinéma :

  • The Reader, de Stephen Daldry : bof
  • Whatever works, de Woody Allen : mouais
  • Bancs publics, de Bruno Podalydès : ouais !

On en reparle très vite.

Et au théâtre :

Surtout, je me fendrai d’un post sur la grande Magie d’Edouardo De Filippo, dont la dernière se jouait tout à l’heure à la Comédie française. Exceptionnel, à mon humble avis – entre comédie et tragédie, drôlerie et cruauté. Les deux comédiens principaux sont extraordinaires : Denis Podalydès et surtout Hervé Pierre. Enfin, vraiment, je vais essayer d’écrire quelque chose dessus parce que j’ai passé deux heures formidables (malgré un voisin cacochyme qui n’arrêtait pas de tousser à ma gauche, beurk.) R. m’avait prévenue : « Vous allez vous régaler » et effectivement – d’ailleurs, je n’ai pas été la seule (moults rappels, standing ovation…)

Le spectacle est repris pour la saison 2009-2010, je pense y retourner et motiver mes parents.

Bref.

Dans la série anecdote rigolote, j’ai fait la queue pour les toilettes juste derrière Isabelle Huppert, petite femme pâle et sèche, qui a fait mine de ne pas voir que je lui souriais timidement et discrètement. L’homme qui l’accompagnait et auquel le jeune garçon qui était avec eux ressemblait m’a en revanche souri avec un air de complicité. Je n’ai pas osé aborder Isabelle (pour lui dire quoi ?) mais elle a dû sentir que j’hésitais puisqu’elle s’est éloignée des toilettes et est allée attendre ses compagnons plus loin.

Après la représentation, je m’engouffre dans le métro quand, en levant machinalement et par hasard le regard, j’aperçois un homme de profil, portant des lunettes noires, assis sur un banc et semblant attendre quelque chose ou quelqu’un. Mon sang ne fait qu’un tour et mon coeur qu’un bond : … JAMES THIERREE !!!!

Complètement fascinée, je fais demi-tour et remonte les escaliers, sans savoir ce que je vais faire ou dire, mais bien décidée à entreprendre quelque chose, quoique ce soit.

Un peu perturbée par mon émotion incontrôlable en présence d’une personne que j’admire, je fais mine d’écouter l’orchestre de cordes qui joue Place Colette. C’est le Canon de Pachelbel. Cette belle et profonde atmosphère baroque me trouble davantage, il me semble, dans mon esprit romanesque, que ce serait le moment parfait pour m’approcher et, comme dans un film ou un livre, lui décocher mon plus beau sourire puisqu’il est seul et parce qu’il est beau.

Mais avant toute chose, n’oublions pas le plus important : le prendre en photo 😉

Finalement, surmontant ma timidité, je me dirige vers lui et l’interpelle poliment : « Excusez-moi, vous êtes bien James Thierrée ? »

Il lève ses yeux très clairs (il a ôté ses lunettes noires) vers moi. C’est vrai qu’il est beau, tout de même. « Oui ». Il a l’air sérieux et surpris, en attente de ce que je vais pouvoir lui dire.

« J’admire vraiment ce que vous faites. J’ai vu tous vos spectacles… enfin non, heuh, pas la Symphonie du Hanneton, mais bon, les autres et vraiment, heuh, c’est magnifique… » Je ne sais tellement pas quoi dire que les mots se précipitent comme ils veulent dans ma bouche.

« Ah bon ? Merci ! » entrecoupe-t-il à chaque compliment qui lui tombe dessus en trombes.

Je ne sais pas s’il est content ou pas que je lui dise ça. Je pense que je le dérange plus qu’autre chose car il était en train d’écrire quelque chose dans un carnet. A court d’idées, je lui demande : « Vous allez être au Théâtre de la Ville à la rentrée avec Raoul, c’est ça ? »

« Heuh, oui, oui, c’est ça »

Il n’en a pas l’air très sûr, il ne doit pas être dans un trip « Raoul » en ce moment.

Epuisée par l’effort surhumain que je viens d’accomplir et anxieuse de l’importuner, peut-être, je clos la conversation par un : « Ah, super… eh bien, eh bien, je viendrai vous voir alors. Alors au revoir. » et tourne les talons, rapidement, après qu’il m’a dit pour la énième fois : « merci » d’un air un peu étonné.

Un peu à l’ouest, je rentre dans une personne qui passe par là et, pour me remettre, je m’adosse à un lampadaire pour finir d’écouter l’orchestre. Quand je tourne les yeux, James a disparu du banc. Fugace apparition que j’aurais prise pour une illusion si je n’avais pas ces photos qui en témoignent !

James Thierrée

James Thierrée

Tout cela a dû durer 1 minute 30 parce que, vraiment, j’avais peur, avec le coeur qui battait à 200 à l’heure. Mais enfin, je l’ai fait, je l’ai fait ! J’ai osé ! Il faut encore que je m’améliore, que je fasse des média trainings (HuHu) pour apprendre à poser les bonnes questions et faire rebondir la conversation parce que là, je me contente bêtement de dire « vous êtes formidable, je vous aime » et c’est un peu nunuche. Mais bon. Y’a du progrès quand même.

Voilà. C’était mon petit compliment gratuit du jour à une personnalité.

*     *     *

Sinon, juste avant le théâtre, j’ai eu le plaisir de déjeuner avec Cuauhtli et la Princesse (et son mari.) Souvenirs du forum Serge Lutens ! Mine de rien, ça va faire 4 ou 5 ans qu’on se connaît, c’est fou !

Cuauh, la Princesse et moi

Moment très agréable bien que court…

Et avant d’aller comater sur mon katsudon mal digéré, j’ai changé la bille de mon labret, en blanc, ce qui est plus joli qu’en noir, je trouve (ma vie est de plus en plus passionnante, au secours !) (je sens que Cuauh va me dire que ça ressemble à une grosse pustule blanche, Hi Hi Hi…)

Labret

Moi j’aime bien.

Vivement le tatouage !

4 comments / Add your comment below

  1. Non, j’avais dit « pas sur Facebook », lol !
    Bon allez je suis bonne princesse (moi aussi), je vous floute. Mais c’est bien parce que c’est vous, hein !
    (Bien rentrée, sinon ? Rappelez-moi la prochaine fois de ne plus manger de katsudon, c’est d’un bourratif !)

  2. Tu voudrais pas aussi flouter carrément cette frange atroce et sechée n’importe comment avec le petit sechoir tout pourri de l’hotel ?

    ( et compte sur moi pour m’enfuir aux toilettes la prochaine fois que je vois un appareil photo sortir d’un sac ! )

    J’ai plus eu faim de la journée non plus avec le katsudon !

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