« Highway to hell » (AC/DC)

Aujourd’hui, il m’est arrivé une chose délire : j’ai failli mourir, soit piquée par des milliers d’orties, soit écrabouillée par des voitures lancées à 90 km/h. Finalement non, mais on y a cru.

« Mais quoi comment qu’est-ce ?! » vous exclamez-vous sans doute. (Et même si vous ne vous exclamez pas, je raconte quand même.)

A 13h, alors que l’ensemble de l’agence déjeunait libanais pour fêter la réussite du salon PME de mardi, j’ai dû partir en clientèle, à l’autre bout du monde : plus précisément au Plessis-Robinson, à 1h30 en transports en commun du bureau. Pff et re-pff quoi. J’étais d’autant plus dégoûtée que j’adooore la cuisine libanaise, mais bon, je n’avais pas le choix, Xave n’étant pas là, je devais représenter dignement l’agence.

Vers la fin de mon périple métro / rer B / rer A / bus, je finis par m’assoupir dans le bus et, évidemment, à moitié dans les choux, je vois mon arrêt défiler devant mes yeux englués de fatigue. Notons qu’il ne me restait que 4 minutes pour être à l’heure et que la consultante extérieure – qui menait fort heureusement la réunion – se demandait ce que je faisais.

Je descends donc à l’arrêt suivant et là, boum, le bus en sens inverse me passe devant. Je décide donc de le suivre, pensant qu’entre deux arrêts, il n’y a une dizaine de minutes de marche et que j’y serai rapidement. Je m’engage sur la même route que le bus et me rappelle avec confiance que c’est également le chemin qu’emprunte Xave en moto et qu’on met effectivement peu de temps pour arriver au centre d’affaires.

Sauf que, maligne comme je suis, j’avais simplement oublié de penser que :

1/ on va beaucoup plus vite en moto qu’à pied et que par conséquent, la distance était plutôt… conséquente,

2/ j’étais tout bonnement en train de longer, à pied… une voie d’entrée sur l’autoroute.

Et c’est comme ça que, en marchant d’un bon pas, perdue dans des pensées confuses, je me suis retrouvée à marcher le long de l’A86. Comme si de rien n’était !

Au début, absolument inconsciente et pensant toujours que je n’avais que quelques mètres à parcourir, je n’ai pas eu trop peur : dans mon esprit, je n’étais pas très loin du centre d’affaires et je n’aurais plus qu’à traverser un peu plus loin pour me retrouver un peu plus en sécurité, du côté de la forêt (… en fait bordée d’une clôture).

Au bout d’une petite dizaine de minutes à marcher de l’autre côté de la barrière, avec quasiment aucune bande d’arrêt d’urgence me séparant des voitures, je constate qu’il est de plus en plus difficile d’avancer entre les ronces et les orties qui passent à travers mon pantalon. Et surtout, bien que je devine ma destination au-delà des arbres, je réalise que j’aurai beaucoup de mal à traverser entre les voitures qui arrivent comme des fusées à 90 km/h. J’attends un peu, histoire de voir si la circulation diminue pour tenter un sprint un peu fou et puis je vois les conducteurs me dépasser avec des regards stupéfaits. Soudain, je me sens vraiment très vulnérable et très seule au milieu de l’autoroute.

C’est à ce moment précis que la peur m’a saisie. Je ne me suis plus du tout sentie à ma place et me suis retrouvée un court instant tétanisée, la volonté complètement anesthésiée comme devant une piste noire abrupte, sans savoir si je devais continuer à avancer ou faire demi-tour.

Finalement, j’ai fait demi-tour et ai relongé la voie d’entrée d’autoroute en sens inverse des voitures.

Vraiment, j’ai cru que j’allais mourir dix fois et j’ai compris maintenant pourquoi l’espérance de vie sur une bande d’arrêt d’urgence est très réduite… A plus forte raison lorsqu’il n’y a pas de bande d’arrêt d’urgence !

Bref, mon horrible distraction m’a finalement fait arriver 30 minutes en retard, en nage et quelque peu hagarde, mais je n’ai jamais été aussi contente d’être en vie (comme quoi, les idées suicidaires, tout ça, hein, pfffuuuiit !)

Oups'la !

Tous les arbres verts entre les voies d’autoroute sont en fait des ronces et non des arbres. Un cauchemar de marcher dedans ! On ne m’y reprendra plus !

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Sinon, il paraît que je suis passée ce soir (Hermine à mes côtés) (« sur Antenne 2 » dixit Maman qui a été appelée par Irène) (et pourquoi pas l’ORTF Maman, lol ?!) dans « Envoyé Spécial » dans le reportage sur Stéphane Guillon (lire l’épisode ici) !

Délire !

Je ne pensais pas que ma prestation serait conservée, merci à ceusses qui m’ont envoyé des sms et mails pour me prévenir, même si je me suis en fait loupée 🙂 (Si j’arrive à me procurer le passage, je le posterai ici, hi hi !)

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Et puis sinon, aucun rapport, y’a plein de nouveaux hommes à l’agence, dont un type qui est arrivé officiellement ce matin mais avec qui j’ai passé toute la matinée de mardi (avec Delfouine) au Salon des PME que l’agence organisait (journée géniale). Il a l’air SYMPA et je l’écris d’autant plus en capitales que c’est rare que je sois enthousiaste, comme ça, au premier abord, sur un inconnu. En plus, la première fois que je l’avais vu, rapidement présenté par Bruno, je n’avais pas été forcément tourneboulée. En fait, il faut reconnaître qu’il a son petit charme, mais qu’il est surtout plutôt marrant : on a passé notre temps à grignoter du fromage à un stand du salon et un mec qui aime le fromage, c’est forcément un mec bien.

A suivre, donc… 🙂

PS : désolée, j’ai complètement bâclé ce post mais je suis à plat et ai besoin de sommeil. Bonne nuit, les petits.

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