Concert de Duffy

Youuuuhhhh fête du slaïp ! fête du slaïp !

Je suis partie sur un coup de tête, ce soir, rejoindre Jérôme et deux de ses collègues au concert de Duffy.

Chépa, à la base, j’étais pas spécialement fan, le côté « voix nasillarde rétro bluesy », c’est pas trop ma came habituellement, en plus, je ne connaissais que deux chansons de la demoiselle. Pour moi, c’était une sorte de sous Amy Winehouse blonde. Efficace, certes (« Mercy » c’est quand même aussi bon que « Rehab », hey !), mais moins sulfureuse – et donc moins intéressante – que sa brune rivale.

Mais bon, l’invitation était tentante : après tout, en dehors d’Elton et My Brightest Diamond deux ou trois fois, je n’ai pas le souvenir d’avoir beaucoup trainé mes chaussures chats à des concerts cette année ! Du coup, refuser un billet offert eût été un sacrilège peu justifiable devant le Dieu de l’amusement et de la joie de vivre, le seul qui guide dorénavant ma vie 😉

Malgré la fatigue, j’ai donc couru ventre à terre jusqu’au Bataclan, petite salle à taille humaine géniale où j’avais déjà vu, entre autres, Peter Von Poehl, il y a un ou deux ans (je suis pas sûre, note), pour y retrouver mon Djo et ses collègues Carole et Emilie (croisée la veille au one woman show de Valérie ! Le monde est petit…)

Je suis juste arrivée pour voir la fin de la prestation de… Jamie Lidell !!! Eh oui, le même mec qui faisait la première partie d’Elton, il y a tout juste dix jours ! (Et ça, je parie que Mimine adorerait aussi, tant c’est funky-soul à donf !)

Le garçon est charmant. Facilement abordable, il adore se laisser photographier à côté de toutes les (jolies) filles qui le sollicitent. HéHé, c’est clairement trop cool d’être une rock star (même pas encore très star) pour emballer facilement !

Emilie, Carole et moi avons donc demandé à Djé de nous photographier avec Jamie (Jean-Mi, comme l’appelle Benj’, HuHu) et j’en ai profité pour lui dire que je l’avais vu au concert d’Elton. Moi : « You were great! »« Oh really? Thanks! » m’a-t-il répondu avec un super sourire. « Have you been staying in Paris? » ai-je demandé. « No, noooo, we’ve turned around! » Definitely mimi.

Après l’entr’acte, Duffy est enfin apparue au terme d’une introduction parlée/slamée un peu longuette enregistrée sur l’air de la « Sonate au Clair de Lune » de Beethoven. Je me suis résolument éloignée de mes compagnons de concert pour me rapprocher de la scène. Et alors là, franchement, je ne m’y attendais pas du tout mais Duffy, c’est une blonde atomique. Simplement vêtue d’un haut noir à col marin blanc et d’un jeans, les cheveux relevés en une queue de cheval dorée négligée, les cils lourdement ombrés de mascara (enfin, là, j’extrapole un peu car je n’étais pas si près que ça, mais il me semble qu’elle avait un vrai regard de biche), elle était d’une beauté assez charismatique, comme une apparition lumineuse ; à la fois féline mais avec du chien. Je serais un homme (ou je laisserais parler mon « côté Lady Oscar », pour reprendre l’expression rigolote de Baz) (qui est d’ailleurs un contre sens puisque qu’Oscar n’est PAS homosexuelle, mais j’en reparlerai, j’en reparlerai), je tomberais immédiatement amoureux d’un tel genre de femme (bon, je viens de vérifier sur Youtube, elle est moins jolie en gros plan, mais de loin, l’aura très solaire qu’elle dégage est impressionnante.)

Elle exhale innocemment une sensualité lumineuse et mystérieuse assez troublante, c’est vraiment ce qui m’a le plus marquée lorsque je l’ai vue se mouvoir lentement, dans des lumières bleues du plus bel effet, sur sa chanson d’introduction, « Rockferry » :

Pourtant, elle bouge très peu sur scène et ses chorégraphies se limitent à un léger déhanché accompagné d’un langoureux geste du bras qui imite celui du lavage de vitre 🙂

Mais il suffit parfois de deux trois gestes savamment dosés pour distiller un érotisme étonnant (Madonna et ses chorégraphies vulgaires peut vite aller se rhabiller !) et là, Duffy m’a bluffée. Un geste suspendu pour se caresser furtivement les cils, un battements de paupières et il se passait vraiment quelque chose.

Elle était en cela bien aidée par les mélodies délicieusement surannées qu’elle chante et qui lui donnent un petit côté diva d’antan très sexy. S’ajoute à cette ambiance exquise la voix : sa voix, assez extraordinaire en live. Un poilichon nasillarde, oui, mais avec une vraie identité, un timbre et une tessiture magnifiques servis par une technique irréprochable.

Bon, autant dire que j’ai été plus que joyeusement stupéfaite et que j’ai passé ma soirée à dansoter tranquillou avec l’impression de porter une robe à carreaux vichy, un serre-tête et des socquettes blanches. Et même si la jolie Duffy s’est contentée de dérouler son unique album sans surprise ni rappel, son concert était d’excellente facture et je ne regrette en rien d’avoir loupé Plus belle la Vie ! 😉

1 comment / Add your comment below

Laisser un commentaire