He’s still standing (part 1)

Ce que j’aime bien chez moi, c’est que je suis tout à fait normale et que quand j’aime les choses, je les aime tout à fait normalement, c’est à dire sans passion ni excès ^^. Et en écrivant ces mots, je pense avec compassion à mes voisins et les supplie mentalement de me pardonner par avance pour la (looooongue) période eltonienne que je vais sans doute leur faire subir après avoir vu ce soir – et dix ans après mon dernier concert de lui à Lyon – celui qui fut l’idole de ma jeunesse.

Je vous parle d’un temps que ceux qui m’ont connue il y a moins de dix ans ne peuvent pas connaître (ou pas trop).

En effet, entre 1995 et 1999-2000 environ, j’ai été une fan absolue d’Elton John, mais quand je dis absolue, je soupèse bien mes mots : j’étais tellement admirative de ce type que j’ai failli me brouiller avec ma meilleure amie Magali parce que celle-ci ne voulait pas poser un jour de congé pour faire la queue avec moi à partir de 8h devant la Halle Tony Garnier de Lyon lors de son concert de 1998 (ouhla, j’ai plus de souffle dans les doigts, pffffiiiouuu…) – mais ceci est une autre histoire…

Bon, pour reposer les choses dans leur contexte : à l’été 1994, alors âgée de 15 ans, je me retrouvai toute seule au Texas, pour un voyage en « immersion totale » d’un mois. Là-bas, j’y vis entre autres le film the Lion King qui fut, à l’époque, le plus gros succès de tous les temps de Disney et que, comme des millions de gens, j’adorai. La chanson du générique, « Can you feel the love tonight », signée par Elton John, fut également un tube planétaire (que j’adorai également) et lui offrit un come back assez fabuleux – qui me permit de le voir en concert dès l’année suivante.

A l’automne 1994, son « very best of » ressortit donc avec force promo sur les télés et c’est ainsi que je découvris par hasard, en regardant M6, l’unique auteur d’une foultitude de titres que j’appréciais et n’avais jamais vraiment reliés entre eux, puisque la voix d’Elton a beaucoup évolué au fil du temps.

Très intriguée et prise d’une passion subite, je décidai de demander ce double album enchanteur au petit Papa Noël, non sans avoir déjà bien abimé les K7 que m’avaient prêtées Mag, bien plus à la page que moi question musique. Ce qui est assez drôle, c’est que, prise séparément, aucune de ces chansons (« Goodbye yellow brick road », « Don’t go breaking my heart », « I’m still standing », « Nikita », « Sacrifice »… hormis « Your Song »), que j’aimais toutefois beaucoup, ne m’avait réellement marquée ! Mais savoir qu’une seule et même personne les avait composées me les fit entendre d’une tout autre oreille et je les décrétai donc toutes géniales à la première écoute du best of.

C’est ainsi que débuta l’une de mes plus grandes « obsessions admirativo-amoureuses » (peut-être pire que celle que j’éprouve pour Serge Lutens) et que, durant quelques années, je consumai mes oreilles – et celles de mon entourage proche, le pauvre – au son du piano fou d’Elton.

Que dire d’Elton, si ce n’est que, en sus de son talent immense frisant le génie, il a un côté touchant extrêmement attachant ? Drôle, intelligent, complexé, à la fois modeste et doté d’un ego surdimensionné… J’ai longtemps aimé le bonhomme autant que l’artiste et je dois dire que c’est un peu à regret que je l’ai délaissé, au fils des années. Mais mon coeur lui a toujours laissé une place à part et très souvent, il m’arrive de réécouter ses anciens (premiers) albums avec beaucoup de tendresse et d’admiration.

Il y a quelques mois, des affiches annonçaient son concert à Paris et je m’étais renseignée pour y assister car un concert d’Elton, c’est tout de même quelque chose à voir et vivre au moins une fois, tant il est généreux et époustouflant sur scène. Ouch. Les places les moins chères coûtaient la bagatelle de 73€ ! Autant dire que je lâchai vite l’affaire pour penser à autre chose.

Elton et Joan, ce n’était pas pour moi cette année, hélas.

C’était sans compter sur l’amie Cynthia qui a, je dois dire, le bras long et compte parmi ses copines, la fille d’un certain monsieur qui produit notamment les concerts de Tonton John en France !!! Et le cadeau de Noël à Cynthia de cette jeune femme que je bénirai jusqu’au dernier jour de ma vie et sur sept générations, ce fut deux places de concert pour voir Elton ! Et le cadeau de Cynthia à moi, ce fut de m’offrir la deuxième place !

Enorme. Dix ans après avoir vu mon deuxième concert d’Elton (je l’ai vu en 1995 puis en 1998, deux souvenirs extraordinaires…), j’ai donc eu cette chance inespérée de le revoir.

Elle ne pouvait sincèrement pas faire plus plaisir à quelqu’un d’autre.

Sans déconner.

J’ai passé ma soirée à m’égosiller (mes vidéos sont encore toute gâchées par mes cris), à sourire comme une teubé, à sautiller sur ma chaise, à filmer-photographier-téléphoner, j’ai même pas pleuré – parce que c’est plus de mon âge et surtout parce qu’Elton est marié et je sais bien, maintenant, que rien ne sera jamais possible entre nous ^^ – mais si j’avais eu 10 ans de moins, c’est sûr, j’aurais été hystérique (comment ça, mais J’AI été hystérique ???) – et j’ai vécu une soirée génialissime, au-delà de mes espérances – car je craignais d’être un peu déçue, après toutes ces années « sans flamme ».

Alors voilà, je vous raconterai ce fabuleux concert demain, parce que là, il est tard…

A suivre, donc…

L’entrée du guichet des places VIP

Mon billet et mon bâtonnet lumineux !

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