Festival BD de Solliès Ville, suite et fin

Me voici donc dimanche, après avoir passé ma nuit à contempler amoureusement mes trois premières dédicaces (à ce jour, je suis encore extatique devant…)

Aujourd’hui est un autre grand jour puisqu’après avoir eu la joie de voir l’immense Lewis hier, je vais sans aucun doute récupérer aujourd’hui un dessin de Juanjo Guarnido et revoir ce Charles Berberian qui m’a rendue toute chose 🙂

Arrivée à Solliès Ville en début d’après-midi. Le monde est encore pire qu’hier : impossible de se garer aux alentours du festival, il me faut redescendre une bonne partie de la route qui monte au village pour me garer en dehors de Solliès. A moi la côte à monter à pied, youpie, c’est bon pour mon gras !

Mission impossible : se garer !

Il fait toujours aussi beau et chaud. La petite place envahie de tentes et strapontins me semble plus familière et amicale qu’hier. La feuille avec le nom de Guarnido est toujours à la même place. Et juste à côté de lui, que lis-je ? Berberian ! Eh bien voilà. Je n’ai plus qu’à me poser là tranquillement. J’ai mon ticket n°23 (donné hier par un galant jeune homme qui s’est désisté juste devant moi, ne pouvant revenir aujourd’hui) mais il y a déjà une bonne trentaine de Guarnidomaniacs qui poireautent en ligne devant le stand. D’après ce que j’entends, certains seraient là depuis 9h du matin (Guarnido, aussi fort que Mylène Farmer !) Je sais pas trop quoi faire. Attendre ou ne pas attendre ?

Je commence par me mettre en bout de queue mais il n’est même pas 15h et Guarnido doit venir à partir de 16h, 17h. Toujours un peu hésitante dans ce genre de situation floue, je décide de faire un petit tour parmi les bouquinistes. Il y a des trésors devant lesquels je bave telle cette édition des aventures de Mandrake le magicien à 50€ chaque volume. Hélas, ce ne sera pas pour moi. Je ne furète pas trop, craignant pour mon compte en banque et doutant de ma force de caractère légendairement trop faible pour résister à l’appel du désir et du plaisir immédiat de l’achat compulsif. Sage et raisonnable par obligation, je me contrains donc à retourner dans la file Guarnido, sans trop savoir si je dois d’abord faire la queue pour ce dernier ou pour Berberian, qui est juste à côté.

Finalement, j’opte pour Guarnido. Le meilleur pour la fin !!! 😉

Durant l’attente, qui s’avérera extrêmement longue, je discute avec un grand type, élitiste de la BD, qui attend pour un autre auteur, plus « underground », et me conseille de courir après une dédicace de Sicomoro ou Sandoval (effectivement sublimes) plutôt que d’attendre pour un Guarnido décevant. Il m’apprend ainsi que l’édition originale du premier tome de Blacksad vaut désormais entre 100 et 150€ et que sa cote a explosé très rapidement. Très vite, Guarnido a été inapprochable en festival et ses dessins sont aujourd’hui loin de ce qu’il pouvait se permettre de faire à ses débuts. Si vous êtes curieux, vous pourrez voir quelques unes de ses oeuvres (certaines en couleurs ! – JALOUSIE !) sur ce site. (Impressionnant, non ?) Le type en profite pour me dégoûter en me faisant remarquer que j’ai racheté une réédition de Âme rouge – clairement le moins bon des trois albums – et que c’est un peu dommage de se faire signer une édition qui n’est pas originale.

Moi qui n’ai JAMAIS réfléchi un instant au type d’édition que j’achète, n’ayant pas toujours l’argent au bon moment pour me payer un album dès sa sortie, j’en ai été étrangement chagrinée et il m’a fallu un bon moment pour me remettre de cette remarque qui dévalorisait d’un coup ma modeste collection de BD que je chéris alors qu’elle ne contient peut-être qu’une majorité de rééditions ! Passé ce temps de désabusement cruel, je reprends du poil de la bête et profite de l’attente pour observer ce que font Sicomoro et JC Denis – dont j’ai trouvé tous les dessins superbes, même à l’envers.

Vers 16h et des poussières, l’organisateur de la veille qui a distribué les tickets débarque pour mettre un peu d’ordre dans notre file, ce qui est plutôt de bon augure. Guarnido sera là ! Je me souviens de Rom’s qui, une année, au Festival de Brignais (69), avait eu un ticket pour Marini et était revenu exprès le lendemain tôt pour apprendre qu’en fait, celui-ci ne viendrait pas. L’organisateur annonce alors une nouvelle choc à tous les sans-tickets qui font la queue depuis le matin : tous les tickets d’hier vont leur passer devant ! Soit 34 personnes a priori.

La tête des pauvres refoulés, un peu abasourdis pas cette annonce !!!! Je crois qu’à leur place, j’aurais fait un caca nerveux monstrueux, mais telle est la dure loi de la jungle bédéesque. Tous les avec-tickets se rangent donc sagement en ordre et ceux qui étaient arrivés trop tôt se voient refoulés à leur place numérotée officielle. Moi, du coup, je progresse. Et, devant moi, il n’y a clairement pas 22 personnes. Plutôt une grosse quinzaine. Bon, évidemment, il y a toujours les pros qui n’hésitent pas à venir s’insérer au dernier moment après être partis vers d’autres stands en attendant.

Tout de même, il me faudra plus de deux heures pour obtenir cette dédicace tant convoitée. Plus je m’approche de Guarnido, plus je peux voir son voisin, qui n’est autre que le charmantissime Charles B. J’avoue, oui, j’avoue, que d’où j’étais, je le regardais avec une attention et un intérêt extrêmes et tendais l’oreille pour écouter ce qu’il racontait à ses admirateurs.

Affable et amusant, « Charlie » raconte des anecdotes à ses lecteurs, mais aussi à son voisin Guarnido. A un moment, je lui souris, mais je ne sais pas trop s’il me reconnaît. Peu importe. J’ai une vue fabuleuse sur deux dessinateurs de folie, il n’en faut pas plus à mon bonheur. Comme une grosse groupie bien beauf (avec des yeux bridés, en plus), j’en profite pour mitrailler mes deux héros avec mon petit Lumix qui me suit désormais partout.

La fille juste devant moi n’arrête pas de dire à Guarnido combien elle l’admire et aime ce qu’il fait, combien ses personnages « animorphosés » sont géniaux et tout et tout. D’un côté, je trouve ça un peu pathétique et inutile (bien que je fasse bien pire, HuHu, lorsque j’écris à mes « idoles »), de l’autre, je l’envie d’être capable d’oser dire à voix haute ce qu’elle pense tout bas. Et même si, parfois, cela sonne un peu naïf ou maladroit, je me dis que, pour un artiste, ce doit toujours être émouvant de s’entendre complimenter et dire qu’il a touché quelqu’un par son art.

Enfin mon tour pour Guarnido !

Juanjo Guarnido écoute Charles Berberian avec attention

« Quel personnage ? » me demande-t-il en français, avec son accent espagnol craquinou. – « Je vais pas être très originale : Blacksad. »

Mon coeur bat la chamade. C’est stupide, mais dès que je me trouve face-à-face avec quelqu’un que j’admire, même si je n’ai rien de spécial à faire ou dire, je suis dans un état émotionnel violent. Evidemment, je suis incapable de lui parler, alors je me contente de le regarder tout en ayant mille questions qui se bousculent dans mon cerveau… et que je garde bêtement.

Bon, là encore, Guarnido a fait mille fois mieux juste avant moi (un immense portrait de Blacksad de profil, au type qui envoyait sa famille entière aux quatre coins du festival) mais je suis néanmoins ravie et complètement bouleversifiée d’avoir un Blacksad original de sa main chez moi… En plus, on a eu de la chance à Solliès car à Angoulême, il n’acceptait de dédicacer que son dernier album, un truc plus enfantin à base de sorcières très disneyennes…

Il est bôôôôôôô Blacksad ! Comment ça, c’est un chat ? Et alors, on n’a pas le droit d’être amoureuse d’un chat ? Merdalors.

Et voilà ! Guarnido, c’est fait. A lui tout seul, il a bien dû prendre 5h de ma vie ce week-end-là ! Je ne comprends toujours pas pourquoi ça allait aussi lentement quand on voit le peu de temps qu’il met par dédicace (moins de dix minutes, je pense.)

Il est plus de 18h, le festival se termine à 19h. Il est clair que je peux abandonner l’idée de saluer Tardi, Schuiten, Makyo et compagnie. Mais il me reste Berberian. Il y a pas mal de monde devant lui aussi. Rien à voir toutefois avec Guarnido, devant lequel attendent encore une cinquantaine de fanatiques optimistes (je pense que certains auront fait la queue tout l’après-midi pour rien à cause du système de tickets.)

Je me retrouve en septième ou huitième position. Je me décale un peu pour voir Berberian. Bien qu’il m’ait clairement vue tout à l’heure devant Guarnido, ce n’est que maintenant qu’il me lance un sympathique : « Bonjour ! » avec un signe de reconnaissance. Youuuhhouuu c’est la fête ! Durant l’attente devant Guarnido, j’ai eu confirmation qu’il était adorable avec son public. Soudain il s’écrie : « Ah non, il y a un moustique ! S’il y a un moustique, j’arrête tout là ! » et m’avisant, d’un air malicieux : « Décidément, vous n’avez pas de chance, hein ! »

Trop mignon.

Enfin bref. Je ne vais pas me répéter cent sept ans, je suis tombée amoureuse de Charles Berberian, là, d’un coup, j’y peux rien, il avait qu’à pas me sourire, mon coeur est fragile !

Charles Berberian parle à Juanjo Guarnido

Quand enfin j’arrive devant lui, je suis dans mes petits souliers, à la fois über heureuse et complètement terrorisée.

« – Je suis contente ! je dis simplement d’un air constipé.

– Eh bien… Je suis content… que vous soyez contente« , répond-il de sa voix douce et un peu traînante.

Je tends mon album sans rien oser ajouter. Bon, j’aurais bien aimé un Monsieur Jean, mais ce sera pour une prochaine fois 🙂

Le voyant dessiner les pieds nus de son personnage au pinceau, je me hasarde à une question d’une platitude incommensurable : « C’est dur à dessiner les pieds, non ? »

Il prend son temps avant de répondre : « Heuh… Oui… C’est pour ça qu’il ne faut jamais essayer de faire des pieds en fait. Moi, par exemple je fais… heuh… des mains ! Et ça donne des pieds ! »

On rigole. Oh la la. Il a un charme qui déchire tout. J’ai juste envie qu’il passe sa soirée (voire sa vie ^^) à dessiner devant moi.

– Vous dessinez ? me demande-t-il soudain.

– Hein ??… Heuh… Oui… Heuh… Enfin, pour ce que je fais, on peut pas vraiment dire que je dessine… (Super, la réponse !)

– Ah bin si vous dessinez, vous dessinez ! (… silence …) Et vous faites un peu de couleur ?

– Ah non, je suis nulle !!! (Aaarrrghh, mais pourquoi tu dis ça ?)

– Moi aussi !!! (Il se marre. J’adore.) D’ailleurs, c’est comme pour les pieds ! Faut pas essayer de faire de la couleur et puis ça finit par faire quelque chose…

J’aimerais bien, une fois dans ma vie, dire à quelqu’un que j’admire quelque chose d’un tant soit peu intelligent, l’interroger sur son livre Playlist, sur ses projets, lui dire n’importe quoi qui lui montrerait que je ne suis pas là par hasard, mais je reste désespérément muette, les lèvres tremblottantes dès qu’il lève la tête pour tenter de lui sourire amicalement.

Je parviens tout juste à articuler que je trouve ses dessins particulièrement élégants et il me dit, tout doucement : « Merci, c’est gentil. » La seule chose idiote que je lui demande, c’est si Dupuy dessine aussi alors qu’en fait, je sais très bien qu’ils bossent en tandem très fusionnel.

La fin de la dédicace approche. J’ai encore brillé par ma banalité et mon idiotie. Je reprends mon album, déprimée.

– « C’est quand la prochaine fois qu’on pourra vous revoir ? » J’utilise le pronom impersonnel volontairement.

– Ah, la prochaine fois, c’est à Lausanne. Pourquoi ?

– Heuh, parce que j’ai plein d’autres albums à vous faire dédicacer.

– Ah nooon, j’aime pas ça, dit-il en souriant.

– Bon, Lausanne, c’est trop loin. Et plus proche de Paris ?

– Ah vous, vous êtes plutôt de Paris ? Heuh, non, pour l’instant, non.

– Bon. Eh bien tant pis. Merci. Bonne soirée. »

Les histoires d’amour, surtout à sens unique et imaginaires, finissent toujours mal.

Snif.

Charles qui parle et bouge (bien plus beau qu’en photo !) :

23 comments / Add your comment below

  1. Hey, mais j’adorais Mandrake le Magicien quand j’etais petite ! Bon, sauf que moi je le lisais dans le Journal de Mickey …ça se trouve en BD alors ? ( parce que je le relirais bien ça….)

  2. Ah ben merde, j’ai tout effacé sans faire exprès!!!

    Bref, ché crômeuhgnoooooooooooooooon!!!!!

    Bon les pieds c’est pas si dur à dessiner que ça, mais après, au pinceau, à main levée, comme ça…

  3. Princesse >> Oui, moi aussi je lisais « Mandrake » dans Le Journal de Mickey, quelle classe ce Mandrake !!! Elegant, séduisant, mystérieux… Pourquoi ça n’existe qu’en BD ce genre d’homme ? ^^ Apparemment, ça a été édité en plusieurs gros volumes chez Futuropolis mais j’ai l’impression que c’est épuisé. Je viens de trouver le tome 3 d’occasion sur amazon.fr pour 25€ seulement, sinon les cotes semblent osciller entre 30 et 50€ !
    Autrement, il y a semble-t-il une intégrale chez Soleil Productions, je l’ignorais. Je vais tenter de me renseigner.

    Micky >> Meugnon, meugnon… meuh non, meuh non. Je suis en pleine « douce obsession », c’est une catastrophe internationale (j’ai quand même rêvé de CB l’autre nuit, c’est grave : il était chez moi avec Loustal pour me dédicacer des BD et j’avais trop honte car je ne connaissais pas toute son oeuvre et il me manquait des albums…)
    Les pieds, effectivement, je peux les dessiner… Bon. Moches. Mais ressemblants quand même. C’était juste histoire de dire quelque chose (de bête) ^^’ M’enfin, ça me rassure je suis pas la seule à être bête en festival :
    http://goldenchronicles.blogspot.com/2006/11/paroles-de-libraire-i.html
    Et enfin, oui, je conduis ! J’ai eu mon permis il y a près de 10 ans, d’ailleurs, mais à Paris, je n’ai pas la possibilité ni les moyens d’avoir une voiture, ce qui fait que je conduis une fois par an… en vacances 😀
    Et toi ?

  4. Salut Céline,
    Je suis tombé sur ton blog (presque) par hasard (critique de Valse avec Bashir, sur Flixster/Facebook, puis peut-être ton sourire sur la photos d’alors :-$, puis Soul Mates ^^, puis l’envie d’en savoir plus…) et le trouve intéressant. J’avais hâte aujourd’hui de lire la suite de tes aventures au festival BD. Bonne continuation.
    Med.

  5. La chance dis donc, t’as un admirateur!!!

    Moi j’ai passé mon permis en 2000, même si je conduis 3 fois par an, mais au moins comme ça j’ai encore mes 12 points ^^

    Faudra que tu nous postes des dessins de tes pieds.

  6. Malphas >> Dites donc, vous ! 😀 Le train de tes sarcasmes roule sur les rails de mon indifférence, la bave du crapaud etc. etc.
    Qu’est-ce que j’y peux si cet homme est charmantissime ?

    CB

    (La preuve, la majorité de ses admiratrices étaient des femmes !)

    D’ailleurs, tu es de mauvaise foi, je te signale que j’ai téléchargé un album photos sur MySpace avec tous mes « crushes » (comme dirait Mag) artistes et ça va de 7 à 77 ans (ou plus ou moins) et il n’y a pas que des « vieux » !)

    Pfff.

  7. Pas faux Micky !
    D’ailleurs, je constate que les garçons les plus beaux au collège / lycée sont très décevants physiquement une quinzaine d’année plus tard 🙂 Alors que d’autres, moins « remarquables » à l’époque vieillissent mieux… De toute façon, j’ai toujours préféré le charme (un oeil pétillant, un sourire malicieux, une fossette espiègle, une lueur dans le regard) à une beauté froide et parfois, éteinte.

    « Vous savez ce qu’est le charme : une manière de s’entendre répondre oui sans avoir posé aucune question claire. »
    Camus, La Chute

    Moi un homme qui a du charme (et du talent), qu’il ait 20, 30, 40, 50 ou 60 ans, je craque ! 🙂

  8. OoOoOoh j’suis tout comme toi!

    Bon je sais reconnaître une plastique avantageuse, mais dans l’idéal, je préfère un beau mec, avec bcp de charme et de charisme 😀
    Bon, j’en demande un peu beaucoup, alors tant qu’il m’est agréable à regarder, et qu’il a du charme et du charisme, ça me va ^^

    Je suis également très attentif à l’oeil vif, perçant, malicieux, le regard de loup blessé, la grâce féline dans les gestes, le sourire franc un peu mélancolique et mystérieux, gentiment moqueur et impertinent 😀

    Rhâââ les hommes… y’a pas d’âge pour craquer c’est vrai 🙂 même si à partir de 30 ans les hommes font mieux l’amour ^^

  9. Je pourrais toujours faire mieux, c’est sûr 🙂 Mais ça dépend de la motivation que j’ai sous la main ^^ T’imagines même pas quel super méga bon coup j’vais être dans qq années 😀

    Enfin c’est mignon aussi les p’tits jeunes de 20 ans un peu maladroits 🙂 Y’a de la fraîcheur dans tout ça.

    A partir d’un certain âge, ça devient plus technique, les mecs veulent t’épater par leur performance, mais sont plus décomplexés et moins coincés.

    Enfin y’a toujours des exceptions 🙂

  10. Micky >> Tu sais qu’il paraît que c’est pareil pour les femmes, d’ailleurs ? A la trentaine, elles atteignent, à ce qu’on raconte, leur maturité et plénitude sexuelles. M’enfin, toi, tu t’en fous, tu rêves de les buter les filles qui sortent avec les mecs dont tu tombes amoureux ^^

    Tout ça, je parie que c’est un immense bobard pour nous faire accepter de vieillir. Encore un coup des Cocos ! 🙂 Personnellement, même avec cette folle perspective en vue, je n’ai absolument aucun enchantement à fêter mes 30 hivers en 2009 (yaaarrrggggl *vomit*)… Enfin, on verra bien si j’aurai la vie sexuelle de Catherine M.

    Moi je sais pas, un mec qui voudrait « m’épater » techniquement, ça me ferait plus marrer qu’autre chose…

    Enfin bon…

    Pour en revenir au charme, je dirais en effet qu’au fond, je trouve la beauté parfaite assez ennuyeuse (et non, je n’essaie même pas de me consoler de ne pas sortir avec des top models, j’aime pas !).
    En revanche, je suis de plus en plus sensible à cette fameuse « étincelle » dans les yeux… J’aime un pétillement canaille, une malice un peu ironique, un sourire vaguement insolent, une once de désinvolture et d’impertinence, une élégance nonchalante, un charisme mystérieux et surtout, un visage qui respire une certaine intelligence ou profondeur d’esprit…
    De toute façon, une chose est (quasiment) sûre : plus un mec est drôle, plus il est intelligent (grosso merdo.) Ou en tout cas, quelqu’un qui a beaucoup d’humour (pas l’humour de Bigard, évidemment) n’est jamais idiot 🙂

    Voilà. Je cherche cette personne. Après, qu’elle ait 20 ou 50 ans, je m’en fous (plus ou moins.)

    Ouhlà.
    Je vais finir vieille fille.

  11. Je suis ENTIEREMENT d’accord avec toi!!! Une beauté lisse sans aspérités, on ne peut définitivement pas s’y accrocher.

    Le drôlerie chez une personne est – j’approuve – proportionnelle à son degré d’esprit et d’intelligence. Enfin une personne qui sait adapter son humour à une situation donnée 🙂 Pas l’humour lourd et mal dégrossi 🙂

    Bon après, dans l’absolu je préfère un mec de mon âge, parce qu’on partage les mêmes références, les mêmes délires, le même recul générationnel, même si les différences d’âge peuvent beaucoup apporter dans une relation aussi. Mais je sais d’expérience que c’est pas évident.

    L’inconvénient, chez les pédés, c’est que le physique est un passeport obligatoire… Ca me désole, mais j’essaye de m’y faire… Les beaugosses de magazine sont souvent chiants à crever…

    Bon on va monter un club de vieilles filles photographes 😀

  12. Ui… Tu feras la vieille fille, je ferai la photographe (je préfère :))
    Je confirme pour la différence d’âge, parfois, avec quelqu’un de plus âgé, on peut se sentir seul(e) en entonnant le générique de « Bibifoc » ou « Belle et Sébastien ».
    Mais le contraire est vrai aussi : quelqu’un qui me parle des Pokecons, je suis larguée !!!

    Bon et c’est quoi le rapport avec la BD toutes ces digressions autour du charme, du sexe et de la différence d’âge dans un couple ? Mmh ?

  13. Ouais c’est pour ça que l’idéal ça reste quand même le même âge à +/- 5 ans près…

    Hé moi j’uis incollable sur les pokémons hein! Enfin à une certaine époque.. 🙂 J’connais pas trop les nouveaux.

    Hum le rapport c’est que tu craques pour Charles B. et que j’te comprends ma vieille 😀

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