Comme je le disais un peu plus bas, en ce moment, ma vie n’est qu’un long fleuve bourré de crocodiles.

Depuis trois semaines, mon quotidien se résume grosso merdo à l’horrible trio métro-boulot-dodo – le dodo étant très infime par rapport aux deux autres. Panique, stress, fatigue, déprime, coup de mou, coup de blues, sentiment que je ne maîtrise rien et que je fais tout de traviole, crainte d’être reprise par mon boss pour mes étourderies… bref : sale temps. Et la grisaille ambiante n’arrange rien. Du coup, je carbure depuis quelques jours au Gerimax ®, histoire d’arriver à gérer toute la somme de travail qui semble sans arrêt m’échapper. Espérons que ça fasse vite de l’effet car enchaîner un an de Sephonnaud (avec seulement trois petites semaines de vacances éparpillées) et mon nouveau job, c’est crevant.

Quoiqu’il en soit, mon boulot occupe actuellement une (trop) grande place dans ma vie et le peu de temps qu’il me reste pour m’adonner à mes activités préférées (musique, cinéma, photo et… sport… ne pensons plus au sport ! Snif ! *__*), je le prends sur mon temps de sommeil. D’où : cercle infernal (fatigue, stress, difficulté à gérer les différentes tâches, étourderies, crainte…)

Ce week-end, j’ai enfin pu à peu près me reposer même si, ce matin, j’ai dû compléter ma revue de presse Michou avec les articles du week-end et que j’ai eu des appels et mails professionnels en plein dimanche après-midi. C’est normal, ils sont comme ça dans mon agence ! Ils bossent tard la nuit, tôt le matin, le samedi, le dimanche… Je ne sais pas comment ils font, mais c’est assez culpabilisant pour qui n’a ni le même rythme ni les mêmes envies.

Pour ceux qui se demandent ce que je fais, j’avoue que j’ai moi-même du mal à l’expliquer. Rapport au fait que, étant dans une petite agence de communication, entourée uniquement de consultants seniors dont le plus jeune est probablement mon boss (48 ans), mon rôle de « consultante junior » est très étendu et polyvalent : ça va de l’assistanat amélioré au travail de synthèse de fonds qui sert de base au travail de stratégie de com de mes collègues. A moi, donc, les revues de presse sur des sujets divers et variés – mon « gros » dossiers, c’est la justice, d’où Michou en ce moment -, les travaux de synthèse, les comptes rendus de réunion… Je m’occupe aussi de l’organisation de séminaires de formation, de leurs contenus pédagogiques (ça c’est rigolo) et aussi d’une partie de l’activité de production audiovisuelle que nous sommes en train de développer avec les petits gars d’E.F.

Bref, il n’y a pas à dire, c’est plutôt intéressant et je n’ai jamais le temps de m’ennuyer sur un dossier pendant 36 mois – ce qui correspond parfaitement à mon esprit « volage » -, le problème, c’est que je n’ai pas non plus forcément envie de passer 10h au bureau pour arriver chez moi le soir en plein milieu de Plus belle la vie (HuHu), que je ne veux pas forcément stresser le week-end en me disant que j’ai peut-être oublié d’étudier un aspect de tel dossier, que je ne veux pas toujours ouvrir ma boîte mail professionnelle à 22h pour y trouver des messages urgents pour le lendemain, que je ne veux pas, enfin, faire des points téléphoniques le soir à 22h ou le samedi matin à 9h…

Bon, je râle, je râle, peut-être et sans doute que j’exagère. Mais quand même, je suis naze. J’ai pas l’habitude de travailler autant et, au fond, je ne sais pas trop si j’en ai envie. Même si, en même temps, j’aspire à faire des choses un peu passionnantes et stimulantes… Mais le niveau de mes collègues me paraît tellement haut !

Récemment, j’ai encore eu plein d’idées farfelues pour changer de quotidien professionnel : devenir coach pour dirigeants (certains formateurs que nous embauchons gagnent excessivement bien leur vie en faisant ça et, quelque part, être « coach » me plairait bien, moi qui adore écouter les autres et « me mêler de leurs affaires » pour améliorer leur situation, HuHu), embrasser une carrière de chroniqueuse judiciaire – qui marierait parfaitement mon plaisir d’écrire à mon petit côté voyeuriste amateur de faits divers sordides -, psychologue (à cause de Michou), dessinateur de procès (sic !)… Pfffioouu… Faut que j’arrête de rêvasser à n’importe quoi et que j’essaie déjà de faire à peu près bien ce qu’on me demande.

Ces dernières semaines, en dépit d’un emploi du temps bien chargé, j’ai quand même vu pas mal de monde (et quelques films, mais je crois que je n’aurai jamais le temps d’en parler et de descendre avec une délectation sadique le naïf « Into the wild » de Sean Penn… ^^)

Ainsi, le week-end du 15 mars, je suis descendue à Lyon voir Mag et ma famille… et voter… Sauf qu’en fait, je n’y suis même pas allée (ah bah bravo !) Dire que c’était mon excuse bidon pour échapper à la rencontre que nous avait proposée Serge Lutens. Eh oui, je suis comme ça, moi. On m’appelle pour me proposer de rencontrer un monsieur que j’admire, adore et adule, très occupé, qui prend le temps de bien vouloir me recevoir avec mes petits copains de feu le forum et moi, hop là, je ne suis pas dispo. En fait, comme pour presque tout, j’ai eu une pétoche bleue. C’est comme ça que je n’ai jamais rencontré Didier Sandre, qui me l’avait proposé, comme ça que je n’ai jamais été voir Bruno Podalydès alors que j’avais correspondu avec lui pendant un an, comme ça que je n’ai même pas essayé d’aller « prendre sa place » et gagner plein de sous à l’émission débile de Nagui à laquelle pourtant j’avais été retenue après avoir perdu une demi-journée de ma vie à passer toutes les étapes de sélection. Comme dit mon frère : « C’est tout nemo, elle commence et elle finit jamais ». C’est mon drame. Serge Lutens, je pense que c’est un peu mouru et par ma faute. Mais ce qui m’attriste le plus dans ce fiasco pitoyable, ce n’est pas tant de ne pouvoir le rencontrer que le fait que j’ai sans doute ôté cette grande chance à tous ceux qui se réjouissaient de m’accompagner. J’avoue que je culpabilise de ne pas avoir été à la hauteur, d’avoir fait mon caca nerveux par crainte et d’avoir gâché la joie des autres. Crainte de je ne sais quoi, d’ailleurs. De la réalité, sans doute.

Bon.

En tout cas, le week-end du 15 mars, j’ai donc été à Lyon, ce qui m’a quand même permis de voir ma chère Magali avec qui les liens se resserrent, après une époque de flou, un peu distante ; mais tout évolue et nous revoilà rigolant et parlant de tout et de rien, descendant avec un snobisme condescendant « L’Elégance du hérisson » ou nous pâmant sur Massive Attack…

Je précise : malgré sa décontraction familière, nous ne nous trouvons pas dans le salon de Mag (non, parce qu’on m’a demandé si c’était chez elle…)

Elle attend son deuxième enfant et moi, en face de cette mère de famille, je me sens complètement immature et limite retardée. Alors que je n’y ai jamais vraiment pensé, je me dis quand même qu’avoir un enfant, ça doit être sympa… 🙂

En début de semaine, je suis allée au concert de One Republic, un groupe de pop-rock pour djeun’s (moyenne d’âge du public… heuh… 18 ans ?), bien conscient de surfer sur le « succès » de leur titre « Apologize ». Cela dit, je suis mauvaise langue, dans le public, certains adolescents connaissaient par coeur TOUTES leurs chansons ! Wow. De mon côté, j’étais entourée de deux râleuses : l’une assise sur une chaise, qui grognait dès que j’avais l’outrecuidance de frôler sa jambe plâtrée ; l’autre, une petite blonde tête-à-claques qui voulait que je me baisse car elle voyait que dalle. A la fin, de guerre lasse et parce que le concert était très médiocre (le son était affreux et on entendait à peine le chanteur – pourtant doté d’une voix avantageuse – sous un dégueulis tonitruant de batterie, de guitare et de basse), j’ai tout bonnement fini assise par terre.

Apologize

En plus c’était à la Maroquinerie et il faudra que je me rappelle de ne plus jamais aller aussi loin toute seule, parce que c’est glauquy.

Le week-end dernier, alors que j’étais crevée comme un vieux pneu fatigué, l’ami Nico est venu squatter chez moi trois jours. Alors attention, je ne dis pas que je n’étais pas contente de le voir, au contraire, mais trois jours quand on est claqué de chez claqué, en fait, c’est super lourd. Surtout que le lundi soir, comme je n’avais pas bossé du week-end, je me suis retrouvée à compiler trois jours de médias écrits et visuels sur Chantal et Michou jusqu’à 3h du matin. La reprise au boulot fut grandiose *_*

Quoiqu’il en soit, nous avons passé un chouette week-end. D’abord en voyant Ishmael, rencontré sur MySpace depuis… ouhlà ! au moins un an, si ce n’est plus…

Ishmael

Un pur cinéphile, fan de Dario Argento entre autres, amateur de photos et photographe amateur… On s’est baladé tous les trois sous la pluie après avoir été mal reçus chez Dame Tartine (je ne vous conseille pas d’y aller, à côté de Pompidou) et avant de finir, tout froids et fatigués chez moi.

Le soir, soirée avec Nico, mon frérot, Thiathia, Mr. A. et la petite troupe de mes collègues vidéastes, des petits jeunots (22 ans ! Ca fait mal !) enthousiastes et bavards (surtout Ben !!)… Ces petits djeun’s, qui n’ont pas encore atteint mon âge canonique, sont partis à 2h du matin, autant dire que j’étais comme une vieille larve sur la fin…

Le reste de ce week-end prolongé s’est déroulé sur les Champs-Elysées à visiter, pour la énième fois, tous les constructeurs de voitures (Toyota, Renault, Peugeot, arrrrrghhh) (pourquoi les mecs adorent les voitures et les objets technologiques ???) et le lendemain, à déambuler dans la grande galerie de l’évolution, entre des animaux en plastoc ou en peluche tout vilains et des mioches braillards (parce que c’était férié) – on s’est d’ailleurs planté de musée, on aurait préféré faire le musée de paléonthologie avec les squelettes et tout et tout…

Nico

Nico, sérieux comme un pape devant la nouvelle C5 *__*

En charmant compagnie

Mon cher ami ne perd jamais une occasion de se trouver en charmante compagnie…

Aygo

J’ai trouvé la voiture que je veux !!! Même si son coffre est minus (on peut pas y cacher un cadavre par exemple…)

Bouh

Beeeeh

Beurk

De charmantes bestioles, à peine moins grosses que ma main…

Nico

Nico, tu es là ?

Nico et Alcyone

Nico et une copine à lui, Alcyone, qui ressemble un peu à Mia Farrow (et qui est fan de Douce Amère et Louve de Serge !) (elle a bon goût…)

Voilà.

Je parlerai de Michou dans un prochain post car le premier jour de procès m’a beaucoup impressionnée (et oui, Ishmael, j’étais dans la salle d’audience principale et j’ai même été à 1m de Monique, sa femme ! Glauuuuuuquy !!!)

Pour finir, je terminerai avec deux photos de Mr. A. car tel est mon bon plaisir.

Mr. A.

Mr. A.

KORG SP250

Ca y’est, j’ai mon piano !!! Il est arrivé cette semaine, j’ai eu quelques soucis à le récupérer car le colis était tellement encombrant que Chronopost ne l’avait pas déposé dans mon bureau de Poste. Du coup, la livraison a été repoussée de deux jours, je n’en pouvais plus d’attendre, j’ai appelé Chronopost je ne sais combien de fois pour être sûre de la date où je pourrais aller l’enlever. Mais ayé, il est chez moi, enfin !

J’avais tout de même réquisitionné l’adorable Cuauhtli pour m’aider à le transporter, au cas où. 20 kilos, d’après la vendeuse que j’avais eue au téléphone lors de ma commande, c’est largement faisable à deux. Dans un moment de délire, j’avais même pensé pouvoir le porter seule, évaluant ce poids à celui d’un gros sac à dos. Mouais. Elle a déjà porté 20 kilos avec ses menus bras, la vendeuse ?

Heureusement qu’elle est viendue, la brave Cucu, parce que sans elle, j’aurais pu attendre la Saint-Glinglin avant de trouver une bonne âme pour m’aider à ramener mon piano ! La pauvre est arrivée avec ses deux sacs (le sac à main et le sac fourre-tout avec le bouquin, pas de poche le bouquin, non non ^^), ne s’attendant pas à l’horreur qui, elle, nous attendait, dans son carton à l’air inoffensif…

Je crois que je n’ai jamais rien porté de si lourd de ma vie. Franchement, j’en ai bavé des ronds et des carrés de chapeau. J’ai obligé Cuauhtli à s’arrêter tous les mètres. Je soufflais comme un gros boeuf de trait asthmatique. On a galéré à porter cet odieux paquet et le pousser par terre (si !). On a du mettre une demi-heure pour rentrer à l’appart, alors que j’habite à 3 minutes du bureau de Poste !! J’ai perdu 5 litres d’eau en une soirée et deux jours après, j’avais les bras encore tout gourds et douloureux.

Après le départ de Cuauhtli, je l’ai monté toute seule comme une grande sur son stand – normalement, il fallait soulever le clavier « à deux ou à plusieurs » indique le manuel, mais j’y suis arrivée sans personne.

We did it! We are warriors!

Merci Cuauhtli, je n’oublie pas mon invitation pour te remercier de ta gentillesse !

Donc depuis jeudi soir, je m’éclate comme une folle sur mon clavier, même si la reprise est dure dure. Mais le son est hyper correct, du coup, ça motive pour essayer de faire des trucs bien !!! J’ai eu un casque et un tabouret offerts avec le clavier, une super affaire. J’essaie de ne pas trop emmerder les voisins, déjà qu’ils se farcissent mes accords de guitare jusqu’à 2H du matin. Maintenant, il faut que je récupère toutes mes vieilles partoches et que j’en achète aussi de nouvelles (du classique.)

Bon, je vous poste mes premiers essais, on va essayer de bosser et progresser… La prochaine fois, j’essaierai de faire « Starlight » de Muse, dont j’ai à peu près trouvé les accords mais qu’il faut que je paufine.

Sinon, ça avance en guitare, mais comme je n’ai pas encore reçu ma folk et que le son de la mienne est vraiment abject (j’ai fait un test à la caméra, c’est atroce), vous ne verrez rien !

Je reviendrai vite, pour parler de plein d’autres trucs, mais j’ai trop pas le temps en ce moment…

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