Nan mais c’est même pas vrai, je me cherche pas des excuses à la con pour ne plus tenir d’une main de fer dans un gant de velours ce blog qui s’essouffle, s’essouffle, s’essouffle… pouf…

N’empêche que. J’ai été malade. Et bien malade, mon cochon. Une vilaine angine blanche m’a tenue cloîtrée chez moi durant 5 jours. Fièvre de cheval, blancs boutons dans rouge gorge, incapacité à déglutir (et donc à manger, au secours !!!), fatigue généralisée… Une vraie loque humaine. Je veux dire : plus que d’habitude.

Mimine et Nico qui ont passé deux nuits chacun chez moi peuvent en témoigner, ce n’était pas la grande forme.

Du coup, voilà, au lieu de brancher ma tablette graphique, j’ai bouquiné – que du Sébastien Japrisot – et regardé des films – (presque) que du Phantom of the Paradise (quatre fois en deux jours !!! Heuh, non, je fais pas une fixette…)

Je l’avais vu il y a plusieurs années puisque mon amie Mag en était fan et m’avait prêté la K7 vidéo. Honte sur moi ! A l’époque, je n’avais pas trop accroché, malgré la musique : les personnages m’avaient semblé glauques à souhait (Swan avec son physique de nain démoniaque et Winslow avec son casque et ses dents en métal), l’atmosphère violente et hystérique (un type qui se fait écraser la tête dans une presse à disques, un meurtre dans une foule en délire…) Ce week-end, j’ai enfin redécouvert ce film avec des yeux émerveillés et enamourés (car je suis tombée amoureuse de Winslow / the Phantom, monstre pathétique), au point d’en oublier presque ma comédie musicale déjantée culte : the Rocky Horror Picture Show, plus drôle, plus brouillon et moins traumatisante pour la jeune femme pure et innocente que je suis.

J’ai goûté avec un plaisir immense à la réalisation soigneuse et audacieuse (utilisation du grand angle, split-screen…), au souci de composition de chaque plan (les détails architecturaux, les formes, les couleurs), aux costumes… et bien sûr à la musique, jouissive !

C’est beau, flamboyant, truffé de références littéraires, musicales et cinématographiques… C’est un vrai film d’auteur (oui, bon, Brian de Palma, c’est pas n’importe qui), un régal, autrement plus riche et complexe que l’adorable Rocky Horror Picture Show (que j’aime toujours, cela dit – je suis amoureuse du Dr. Frank n’ Furter.)

Bref… Une belle surprise que j’ai envie de voir et revoir !! D’ailleurs j’y vais !!

Promis, de vrais posts viendront bientôt (avec un nouveau design et une mise à jour des liens…)

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