Luguy en Normandie !

Je rentre de mon week-end normand avec plein de choses à vous raconter, notamment ma rencontre avec Philippe Luguy, le dessinateur de Percevan, au festival de BD de Darnétal (76)… Rencontre totalement impromptue pour ne pas dire fortuite puisque nous n’étions pas spécialement venus pour ça et que nous ne savions même pas qu’il avait lieu ce week-end ! Bref, le hasard m’a fait rencontrer ce dessinateur dont je rêve d’avoir une dédicace depuis des années !!! ^o^ Woyoyoyoooo !!! Forcément, j’ai donc passé un excellent week-end, ne serait-ce qu’après ce formidable moment (voir compte rendu ci-après.)

J’en ai d’ailleurs profité pour mettre à jour la rubrique « collection perso » avec quelques autographes et dédicaces auxquels je tiens énormément !

Samedi soir, nous sommes allés voir un spectacle de danse à une « Nuit Indienne » organisée dans le cadre du Festival d’Octobre. L’Akram Khan Compagnie se produisait et j’ai trouvé ça très très beau, bien que j’avoue ne pas toujours comprendre l’art qu’est la danse. En tous les cas, ce mélange de danse contemporaine et batak (?), sur de la musique indienne avait quelque chose d’envoûtant et esthétiquement fascinant.

Ce week-end, j’ai également goûté de la langue de ché-pas-quoi et, franchement, j’ai eu du mal. Pourtant la sauce aux champignons était très bonne mais le côté fondant et un peu filandreux de cette viandre m’a filé des sueurs froides… ^^ Donc si vous m’invitez un jour à manger, ne me faites pas de langue, ni d’abats d’ailleurs, ni d’agneau (si possible) et pas de viande trop rouge non plus. Merci.

A part ça… J’ai regardé hier le deuxième épisode de L’Ombre d’un Crime (non mais quel titre nul !!!) et j’ai été tout bonnement outrée. A quoi sert de se référer au roman de Pierre Benoit si c’est pour en changer toute la trame ?!!! Dans ce que j’ai vu hier, je n’ai rien reconnu du roman qui m’avait tant plu dans ma jeunesse : alors arrêtez-moi si je délire, mais dans mon souvenir, c’est bien Alberte qui tire plus ou moins les ficelles du meurtre, avec son beau-fils ! Jalouse de sa fille (petite fille gâtée, je crois), femme passionnée prête à tout pour assouvir son désir, c’est elle qui, me semble-t-il, lance au moins l’idée qu’il faut se débarrasser de sa propre fille, d’où l’intérêt du personnage d’ailleurs. Peut-être cet infanticide était-il trop politiquement incorrect pour un téléfilm familial passant sur le service public, toujours est-il que les scénaristes sont allés nous sortir une sombre histoire d’usurpation d’identité de derrière les fagots, mettant tout sur le dos de ce pauvre Franz, qui devient l’unique méchant de l’histoire… Que c’est fin ! Ne parlons pas du casting, absolument pas convaincaint : je n’ai rien contre Cyrielle Clair mais je m’attendais à une femme plus « fatale », plus déterminée et machiavélique que ça. Là, elle fait un peu pauvre femme ménauposée aveuglée par un petit gigolo ! Non, Alberte, c’est un vrai personnage sombre, de tragédie !!! Quant à Boris Terral, il a tellement l’air du mec-ténébreux-qui-a-quelque-chose-à-cacher que ça enlève toute subtilité à son personnage.

Je ne parle même pas de la fin pathétique à la Thelma et Louise, alors que dans le roman, narré par Alberte, si je me souviens bien, celle-ci va se rendre à la police pour avouer son crime passionnel…

Bref, je suis très déçue. Du coup, je ne regarderai pas le premier épisode. Je peux comprendre que France 3 ait voulu adapter un bon roman populaire mais si c’était pour lui faire un enfant aussi boîteux qu’ils ont violé mon Alberte, ils eussent mieux fait de s’abstenir.

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Edit 1h16

Alors là, il s’agit d’un hasard assez hallucinant, tellement imprévu que je n’ai pas eu le temps de m’en faire tout un fromage ou une montagne (voire une montagne de fromages) et que j’ai abordé l’événement avec une décontraction rare et nouvelle chez moi.

Ce week-end, nous étions dans la famille de Matou, en Normandie, quand l’une de ses copines lui a envoyé un sms pour lui proposer qu’on se retrouve au Festival BD de Darnétal, festival réputé dans le coin et dont il m’avait déjà parlé lors de la venue de Marini il y a deux ans (ouf, j’ai fini cette phrase.)

Festival ?! BD ?! C’est parti mon Kiki, je veux y aller, je veux y aller !

Nous nous rendons donc le samedi après-midi dans cette petite bourgade nommée Darnétal où je furète avidement entre divers stands regorgeant de trésors (des Marc Dacier et Gil Jourdan en version souple, des éditions originales de Peyo, de magnifiques collectors…)
Je m’avise alors qu’il y a une seconde salle un peu plus loin où se trouvent les dessinateurs qui dédicacent leurs bouquins. Je suis venue pour regarder, uniquement regarder, d’autant plus que je ne connais presque aucun auteur présent et que je n’ai pas envie de dépenser mon argent en BD pour le moment. Mais v’là-t-y pas que mon regard tombe soudain sur une pancarte : Philippe Luguy. Philippe Luguy. P***ain, c’est pas vrai ! PHILIPPE LUGUY les gars ! Vous imaginez pas ma tête quand mon regard est descendu de la pancarte au dessinateur et à la file d’attente devant lui, dans laquelle plusieurs personnes feuilletaient des Percevan. Percevan ! Je suis fan de Percevan !

J’ai découvert Percevan lorsque j’étais toute pitite pitite, genre 7-8 ans, je dirais, chez des amis de mes parents, dans un gros journal genre Journal de Tintin ou Pilote (Philippe Luguy m’apprendra qu’il s’agissait du Journal Gomme), avec entre autres Julie, Claire et Cécile. Percevan m’avait inconsciemment marquée car après, je dessinais mes personnages avec les mêmes deux traits sous les yeux ! Les années ont passé et il s’est peu à peu effacé de ma mémoire. Mais à la fin des années 90, en voyant sur un présentoir de la FNAC un nouveau tome de Percevan (probablement Les Clés de Feu), la vision de ce beau héros roux me rappela vaguement quelque chose. Aussitôt, je me mis à fouiller dans le rayon « P » de la FNAC et j’en fus convaincue : je connaissais Percevan.

Ne faisant jamais les choses à moitié, j’ai acheté la série complète, que j’ai prêtée à mon frère, fan lui aussi. Il faut dire que nous sommes deux inconditionnels de Johan et Pirlouit (l’une de nos séries cultes) et que le duo Percevan / Kervin (le glouton), à une époque moyen-âgeuse (quoique très fantastique dans Percevan) n’est pas sans évoquer, même de loin, les deux héros de Peyo. D’ailleurs, Luguy leur rend hommage dans l’une des cases des Sceaux de l’Apocalypse 🙂

Quand je vois que Luguy est là, mon sang ne fait qu’un tour : il me faut deux dédicaces, absolument, vitalement, pour mon frère et moi. Des années que j’en rêve, des années que je regardais le programme du Festival de la Bulle d’Or de Brignais pour le rencontrer, sans succès… Et là, là, ô chance inespérée, il est présent ! Devant moi ! J’en danserais et crierais de joie, tiens !

Je cours donc racheter deux BD à un stand (où le mec me refuse un chèque de moins de 20 euros, du coup je dois acheter la mort dans l’âme un Tif et Tondu à 10 euros !) et je reviens illico presto sur le stand de Philippe Luguy. Manque de bol, au moment où c’est mon tour, il décide de prendre sa pause.

A son retour, après un temps qui me semble interminable tant je suis excitée, je lui demande deux Percevan… Au début, je n’ose rien dire. Je regarde bêtement comme un merlan mal frit son incroyable dextérité. Il a l’air super cool. Et puis au bout de quelques minutes, je me dis, c’est bête d’être muet l’un en face de l’autre, il faut que je lui parle, d’autant plus que je suis une vraie de vraie admiratrice et que je connais tout Percevan. Alors ma première question porte évidemment sur Peyo et je lui demande s’il a été influencé par lui. Et là, super sympa, il commence à discuter. Le truc cool, en plus, c’est que j’ai deux BD à lui faire signer. Si j’avais su, je les aurais toutes rachetées pour discuter encore plus longtemps avec lui. Simple, sympa, chaleureux, tout pour plaire : il m’a parlé du prochain Percevan, du coffret Malicorne qui sortira bientôt, des 25 ans de Percevan, du clin d’oeil à Hergé dans l’une des cases de L’Arcantane Noire, de son site internet, de ses projets. En fait, j’avais mille autres questions à lui poser, sur Sharlaan, Balkis, Guimly, mais bon, dans l’excitation, je me suis un peu confusionnée les pinceaux (d’ailleurs j’avais même oublié le nom d’un perso qui me fait trop rire : Polémic !) Je lui ai quand même dit : « Il est bô Percevan » ce à quoi il m’a répondu : « Ah bon ? Ca fait tellement longtemps que je le dessine que je ne m’en rends plus compte… » ^^

Si si, je vous assure, il est super beau !!!

Percevan est une bonne série de cape et d’épée fantastique. Bien que les scénarii ne soient pas toujours à la hauteur du fabuleux dessin de Philippe Luguy (ces derniers temps, Percevan sauve sans cesse le monde de l’Apocalypse), j’y suis très attachée. Philippe Luguy a une imagination hallucinante (son bestiaire est magnifique) et un coup de crayon superbe. J’ai hâte de lire le prochain tome. En attendant, voici les deux dédicaces qu’il m’a faites… La mienne est la plus réussie, non ? (en plus j’ai eu droit à des bises, mouah, tralala…) ^^

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