Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri, respectivement dessinateur et scénariste du mignon Retour à la terre (qui n’atteint cependant pas l’excellence du Combat ordinaire), étaient en dédicace vendredi 14 octobre 2005 à 18H au Virgin des Champs Elysées. Quelle chance pour moi et surtout pour mon frère (dont l’anniversaire est fin octobre) qui est fan de Larcenet depuis que je lui ai fait découvrir !

ô baine ! ô joie ! ô bonheur !

Mais joie et bonheur s’évanouirent vite lorsque, arrivant vers 18H15 dans la file d’attente d’une cinquantaine de personnes, après avoir RAcheté (une fois de plus !) deux tomes de la série, j’appris que je n’aurais droit qu’à une pauvre signature. Les dessins s’arrêteraient au type qui attendait devant moi !!! J’étais donc l’une des dernières à avoir le droit d’obtenir un petit quelque chose. En effet, quelques minutes plus tard et trois personnes plus loin, le vigile fermait définitivement la file d’attente.

J’étais dégoûtée, je venais de courir tout l’après-midi et m’étais pressée pour arriver à temps pour n’obtenir qu’un autographe ?! Malgré tout, j’attendis, je n’avais pas racheté ces BD pour rien, merde alors ! Une heure plus tard, l’animateur Virgin vint nous confirmer que nous n’obtiendrions, à notre niveau, qu’une signature. Le type devant moi partit.

Deux heures plus tard (après 3/4 d’heure de blah blah entre les auteurs et un animateur du Virgin, chargé d’animer la rencontre), accompagnée de la fidèle et stoïque Papatte qui me fit urbainement la conversation, je parvins enfin devant la table de Jean-Yves et Manu… Sauf que, pas de bol, je tombai sur Jean-Yves, le scénariste, qui me fit un dessin en lieu et place de Manu !!! Il croqua, à ma demande et pour mon frère, une Mémé Mortemont assez approximative. Autant dire que j’étais très déçue, j’aime beaucoup les gags du Retour à la terre, mais j’étais venue chercher un dessin de Manu, moi ! Je lui demandai de me signer au moins mon album à moi, ce qu’il fit très aimablement. L’animateur du Virgin, qui m’avait précisé que je ne pouvais avoir droit qu’à UNE SEULE signature dans UN SEUL ALBUM vint m’engueuler pour me dire que j’abusais, que « c’est pas sympa pour les gens qui attendent derrière » etc. etc. Il était furieux, alors que bon, Ferri avait juste écrit « Ce livre est bien de Jean-Yves Ferri » !! <fontsize= »1″>(Merci l’accueil du Virgin, quand on propose une séance de dédicaces, on s’arrange pour que tout le monde soit content, surtout après deux heures d’attente debout ! Ou alors on stoppe la file à 10 personnes qui auront droit à un vrai dessin mais on ne fait pas attendre si longtemps de vrais admirateurs pour trois cacahuètes !! >.<)

Très mécontente moi-même mais tout de même embêtée de m’être fait remonter les bretelles devant tout le monde, je retournai donc faire la queue, au grand dam de Papatte, pour obtenir une seconde dédicace, de Manu cette fois-ci ! Bravo l’organisation du Virgin : une dame avait même eu droit à un dessin de Jean-Yves Ferri et elle devait refaire la queue pour que Manu Larcenet complète les bulles – alors qu’ils étaient assis côte à côté !!! N’importe quoi !!!)

Bref, trente minutes plus tard, enfin, je pus saluer Manu d’un mythique « Karoutcho !!! », ce qu’il sembla apprécier et il me répondit : « Salut ! Comment tu vas !? » Le problème, c’est qu’après, il me parla en ravenellois, ce qui fait que je ne compris rien du tout ^^.

Manu a, comme son personnage, une casquette vissée sur un crâne lisse comme une pastèque, un bouc et l’air d’un chanteur de rock bourrin énervé (il m’a fait penser au chanteur des Limp Bizkit ^^). Très sympa, il m’a finalement fait deux dessins, le meilleur pour mon frère et un tout petit sur mon album, parce qu’il restait encore quelques personnes derrière moi, qui avaient refait la queue ! Ils ne valent pas les premières dédicaces, que nous avons pu admirer sur les écrans de télé, mais je pense pouvoir m’estimer heureuse d’avoir eu deux dessins, tout maigres soient-ils. En plus, Manu est marrant (« je dessine le gag du siècle, là » ^^)

Au final, j’ai obtenu ce que je voulais et la dédicace pour Djé est assez sympa. Mais je ne referai pas – ou alors j’arriverai très en avance – de sitôt une telle séance de dédicace. Rien ne vaut un bon vieux festival où chacun est sûr de repartir avec un beau dessin récompensant sa longue attente dans une ambiance bon enfant.

(Bin quoi, elle est sympa Lorie ^^ !)

Quelques nouvelles du front et même du menton. En début de semaine, j’ai revu Claire, rencontrée à l’APF où elle faisait un stage, qui part bientôt avec son ami pour de nouvelles aventures sous le soleil de Réunion – pas mal comme plan, bien que je ne troquerais en rien FNAC et Printemps contre mer et cocotiers ! J’ai aussi pris un verre avec mes vieux amis Papatte et Benj’, que je n’avais pas vus depuis un moment, alors qu’on habite quand même dans la même ville – j’ai tendance à ranger mes potes dans de petites boîtes (‘acquis’, ‘en cours d’acquisition’, ‘à acquérir’ ^^) que je peux ensuite laisser des mois durant dans un coin de mon cerveau. Ce qui ne m’empêche pas d’être fidèle en amitié et d’en exiger autant en retour (bah oui, un ami c’est un ami-pour-la-vie !) Papatte travaille mais cherche mieux et Benj’ bosse en tant que stagiaire chez Differ-Ant, maison de distribution née des cendres de feu Chronowax (Benj’, Nego connaît Coco Rosie, il a leurs deux albums et les a même vues en concert !).

Vendredi, Papatte et moi sommes courageusement allées au Salon de l’Emploi de Paris où nous n’avons strictement rien appris sinon qu’il faut, pour décrocher un emploi, « y croire » et « avoir la gnak ». Ah bon. Ah si, nous avons quand même appris que notre démotivation et manque d’allant se voyaient comme une patate au milieu du nez. La conseillère de l’ANPE nous a même suggéré d’essayer de tenter des concours administratifs (yuuuk !), du coup, ça m’a redonné un coup de fouet et dès demain, je me booste à mort. D’ailleurs, on va se booster mutuellement, pas vrai Papatte ?!

Après-midi crevant, donc, d’abord dans la file d’attente impressionnante où nous étions tassés comme des sardines, puis sous les chapiteaux, dans une foule compacte et bruyante de tous âges et toutes couleurs. Si ce n’était pas l’Enfer, c’en était proche (moi ? chochotte ?) Pour nous remettre de ces cruelles désillusions, nous nous sommes (re)posées un peu sur l’herbe du Champ de Mars, refusant tant bien que mal la lecture de nouvelles fantastiques et poèmes d’un mec tenace qui essayait de vendre ses œuvres 2 euros (« je peux même vous faire une réduction »).

Cette journée était placée sous le signe du piétinement et de la désillusion, puisque le soir, je me suis rendue, non moins courageusement (mais avec plus d’entrain), à la séance de dédicace de Manu Larcenet au Virgin des Champs. Un cauchemar, n’ayons pas peur des mots : une attente interminable pour deux petits dessins et surtout, une organisation débile et un animateur déplaisant. Je ne dis donc pas bravo ni merci à Virgin, en revanche, Manu et Jean-Yves Ferri ont été bien cools (voir compte rendu ci-après.)

Le soir, après 7H de position verticale, j’ai donc été bien heureuse de terminer devant un plat mexicain préparé par Cuauhtli, qui accueillait notre ami de Belgique Nego. Nous nous sommes tous trois rencontrés sur mon forum Serge Lutens et sommes devenus très proches. Nous essayons d’ailleurs de nous voir régulièrement soit à Paris, soit à Bruxelles. Et nous nous écrivons quasiment tous les jours. La soirée a été vraiment agréable. Le fils de Cuauhtli nous a tous invités pour le lendemain soir et c’est tard, trop tard, que Matou et moi sommes rentrés dans nos pénates, après avoir, comme d’habitude chez Cuauhtli, trop rempli nos estomacs.

Le lendemain samedi, j’avais rendez-vous avec Cuauhtli et ses amis pour la Dictée Georges Brassens qui a lieu près du Parc Georges Brassens. Conditions précaires et spartiates, un peu dures après seulement 3H30 de sommeil : je m’attendais à une salle avec au moins des bureaux ; que nenni ! La dictée se faisait dans deux pièces minuscules et nous étions assis les uns sur les autres, une feuille sur les genoux. Assemblée majoritairement composée de mamies et papis. A côté de moi, une dame qui s’enorgueillissait d’avoir terminé 11e l’année précédente, cachait mesquinement sa feuille lorsqu’elle pensait que l’un de mes yeux encore tout ensommeillés tombait sur sa magnifique copie… Sympa la mamie, de toute façon, je préférais faire MES fautes plutôt que copier SES mots justes. La dictée était assez facile sur le plan de la grammaire (pas trop de pièges sur les accords de participes) en revanche, le vocabulaire de la marine m’était complètement inconnu (j’ai corrigé dans un ultime sursaut de lucidité mon « phoque » en « foc » ^^) et je pense avoir inventé bon nombre de mots. A mon avis, je ne gagnerai même pas un dictionnaire. Mais si je peux, j’y retournerai l’an prochain, c’est assez rigolo. Il faisait très beau alors nous sommes ensuite allés prendre un café en terrasse, d’où nous avons vu Edouard Balladur venu faire la dictée aussi (mais « à part »). Il est vrai que la télé grossit, il paraît beaucoup moins épais que dans le petit écran. Curieuse, Cuauhtli voulait aller le voir, j’ai été obligée de lui rappeler qu’elle est de gauche !! ^^ J’ai ensuite zoné parmi les bouquinistes du Parc, qui proposent moults magnifiques ouvrages.

L’après-midi, nous avons retrouvé Panthère, une autre admiratrice de Serge, à la Mosquée, où nous avons pris chacune deux thés infâmement chers (2 euros le petit verre arabe, je ne vous conseille vraiment pas, même si le cadre est magnifique : on se croirait en Méditerranée). Il faisait bon, mais l’odeur de cigarette de nos voisines (qui écoutaient ostensiblement notre conversation) et des différents parfums de chicha mêlés (pomme synthétique, banane chimique) nous ont incité à partir. Panthère nous a quittées tandis que nous rentrions à pied jusqu’à République (je suis morte, aujourd’hui !), en passant par l’Île Saint Louis, Le Marais… Quelle balade ! Nous sommes ensuite allés chez le fils de Cuauhtli après avoir attendu 1/2 H quatre pizzas bien sèches chez Pizza Hut. Après cette soirée, Cuauhtli nous a montré un coin magnifique : « la campagne à Paris ».

Ainsi s’est achevé mon week-end, je suis rentrée moulue de chez moulue et aujourd’hui, c’est après-midi pépère. En tout cas, j’adore les Belges ^^

01H45. J’ai eu mon frère en ligne ce soir, il était avec des amis et je n’ai malheureusement pas pu beaucoup discuter avec lui, mais il a eu le temps de me faire part d’un coup de gueule qui m’a fait tout bonnement halluciner. Bon, j’hallucine souvent en ce moment ^^ (déjà le coup de Philippe Luguy ce week-end…) mais mon frère et moi sommes quand même vraiment sur la même longueur d’ondes à tel point que ça m’épate… Parce qu’on n’est pas spécialement ce qu’on pourrait appeler des jumeaux (quoiqu’en pense la dame de ménage de notre immeuble lyonnais, nous ne nous ressemblons PAS physiquement o_O; !). Il n’est pas rare qu’on pense la même chose au même moment. Bref, je ne sais absolument pas pourquoi il m’a parlé de ça, mais il m’a dit qu’il était allé faire un tour sur internet et qu’il était scandalisé de n’avoir trouvé aucun site dédié à Johan et Pirlouit ! Figurez-vous que j’ai pensé EXACTEMENT la même chose pas plus tard qu’AUJOURD’HUI, en me baladant sur le site de Percevan (où le compte-rendu de ma rencontre figure en première page : quel honneur ^^)… Alors qu’il me parle de ça justement ce soir, ça m’a frappée. On en a discuté rapidement, je suis aussi motivée que lui pour rendre hommage à cette magnifique série, injustement éclipsée par les Schtroumpfs. Il est donc probable qu’on fasse un site ensemble. Génial.

Je parlerai plus longuement de Johan et Pirlouit dans la rubrique « lecture » lorsqu’elle sera ouverte. Quelques mots toutefois pour expliciter notre passion commune pour ces deux héros. Je crois bien que notre première BD a été un Johan et Pirlouit : Le Pays Maudit – et si ce n’est la première, c’est en tout cas l’une des premières. Avec Tintin en Amérique. Ces deux séries sont à la base de notre goût pour le 9e art et lorsque, plus âgés, il nous a fallu diviser notre collection commune de BD dans nos chambres désormais séparées, le choix entre les deux fut cornélien. Djé choisit de garder tous les Johan et Pirlouit et je conservai les Tintin. Aujourd’hui, chacun de nous est d’ailleurs triste de ne pouvoir relire à loisir la collection de l’autre, mais nous évitons d’acheter les mêmes séries afin d’en lire deux fois plus (il me jalouse mes De Cape et de Crocs et je lui envie ses Trondheim et Larcenet.) Le Pays Maudit, je l’ai lu et relu sans relâche. Au commencement, c’était maman qui nous lisait les bulles tandis qu’on regardait les cases avec enchantement. Puis, j’ai pris le relais : je ne savais pas encore lire mais je ne me gênais pas pour réinventer les dialogues de mémoire, à des amis d’enfance !

De toutes les séries « classiques » (Lucky Luke, Boule et Bill, Spirou, Gaston Lagaffe, Astérix etc.), c’est ma préférée : tout y est parfait, des scénarii, simples mais efficaces, sans inutile fioriture ni longueur ou lourdeur, au dessin, simple et efficace également. J’aime le graphisme de Peyo, « rond », clair, doux tout en étant très expressif et dynamique, qui dit le maximum de choses en un minimum de traits. Cette clarté du dessin et de l’histoire me séduit d’autant plus qu’elle est assaisonnée d’un humour tout aussi fin. Les nouveaux volumes qui sortent actuellement chez Le Lombard ne parviennent jamais à retrouver le ton originel, malgré un dessin assez fidèle. Tout y est, de l’enchanteur Homnibus à ce brave roi un poil gâteux et pourtant, tout paraît calqué. L’authenticité s’est perdue en route, même si la continuation reste honorable. Je regrette amèrement que Peyo se soit laissé envahir par ses Schtroumpfs et ait abandonné cet univers si attachant.

Car Johan et Pirlouit nous a aussi donné le goût du Moyen Âge (d’où mon intérêt pour Percevan), du déguisement en « écuyers du roi » (un long t-shirt ou une longue chemise de papa, une ceinture à la taille, un collant, un quadruple décimètre pour l’épée et le tour est joué : vous voici devenu Johan – ou Thierry la Fronde ^^) et du dessin (mon premier héros dessiné s’appelait Princy et était habillé comme le faux troubadour du Châtiment de Basenhaut :p).

Bref, Johan et Pirlouit, c’est une série à réhabiliter de toute urgence. Et pour commencer, je vous conseille mon tiercé gagnant : Le Pays Maudit, L’Anneau de Castellac et La Guerre des 7 Fontaines (suivi de peu par La Pierre de Lune et Le Sire de Montrésor). Bonne lecture !! Et chapeau M. Peyo !!

A LIRE : Peyo l’Enchanteur, mine d’infos précieuses sur ce grand auteur.

Ayé, j’ai mon nom de domaine, inblogo.net ^3^…

Pourquoi inblogo ? C’est tout simplement une anagramme de « in globo » qui, en latin, signifie : « en bloc ». Vous voyez l’astuce quoi. Oh et puis prout, je n’avais pas de meilleure idée et je suis contente de ma trouvaille quand même surtout après être passée par diverses idées toutes plus bancales les unes que les autres : Blog Party en hommage à Bloc Party (mais bon, finalement, je ne suis pas fan, je vois pas pourquoi je leur ferais de la pub détournée), Blog à part (référence à une série qui passait sur Canal : Blague à part), A blog’s life (cf. A Bug’s Life de Walt Disney), Blog n’ roll (je l’aime bien celui-là, mais il conviendrait mieux à un blog musical), Blablablog, Blog in, bloging on Heaven’s door (ça c’est un peu long ^^) et j’en passe. Non, inblogo, c’est neutre, c’est classe, c’est sobre, c’est cool mais chic.

Ah oui, pour le titre, c’est un petit clin d’oeil à un dialogue futile que j’ai eu un jour avec Mimine. Je lui disais que mon style vestimentaire était plutôt cool et elle m’a répondu : « Tu vas au Printemps pour t’habiller cool, toi ? » (le Printemps est mon fournisseur officiel de fringues). Moi : « Bah voui, cool MAIS chic. »

C’était pour ceux qui voulaient comprendre (surtout que je suis pas si chic que ça, en fait, à moins de considérer les pantalons kakis larges comme le comble de l’élégance.)

Maintenant, vous pourrez aussi m’écrire à nemo[a]inblogo.net (remplacer le [a] par @, bien sûr).

Je rentre de mon week-end normand avec plein de choses à vous raconter, notamment ma rencontre avec Philippe Luguy, le dessinateur de Percevan, au festival de BD de Darnétal (76)… Rencontre totalement impromptue pour ne pas dire fortuite puisque nous n’étions pas spécialement venus pour ça et que nous ne savions même pas qu’il avait lieu ce week-end ! Bref, le hasard m’a fait rencontrer ce dessinateur dont je rêve d’avoir une dédicace depuis des années !!! ^o^ Woyoyoyoooo !!! Forcément, j’ai donc passé un excellent week-end, ne serait-ce qu’après ce formidable moment (voir compte rendu ci-après.)

J’en ai d’ailleurs profité pour mettre à jour la rubrique « collection perso » avec quelques autographes et dédicaces auxquels je tiens énormément !

Samedi soir, nous sommes allés voir un spectacle de danse à une « Nuit Indienne » organisée dans le cadre du Festival d’Octobre. L’Akram Khan Compagnie se produisait et j’ai trouvé ça très très beau, bien que j’avoue ne pas toujours comprendre l’art qu’est la danse. En tous les cas, ce mélange de danse contemporaine et batak (?), sur de la musique indienne avait quelque chose d’envoûtant et esthétiquement fascinant.

Ce week-end, j’ai également goûté de la langue de ché-pas-quoi et, franchement, j’ai eu du mal. Pourtant la sauce aux champignons était très bonne mais le côté fondant et un peu filandreux de cette viandre m’a filé des sueurs froides… ^^ Donc si vous m’invitez un jour à manger, ne me faites pas de langue, ni d’abats d’ailleurs, ni d’agneau (si possible) et pas de viande trop rouge non plus. Merci.

A part ça… J’ai regardé hier le deuxième épisode de L’Ombre d’un Crime (non mais quel titre nul !!!) et j’ai été tout bonnement outrée. A quoi sert de se référer au roman de Pierre Benoit si c’est pour en changer toute la trame ?!!! Dans ce que j’ai vu hier, je n’ai rien reconnu du roman qui m’avait tant plu dans ma jeunesse : alors arrêtez-moi si je délire, mais dans mon souvenir, c’est bien Alberte qui tire plus ou moins les ficelles du meurtre, avec son beau-fils ! Jalouse de sa fille (petite fille gâtée, je crois), femme passionnée prête à tout pour assouvir son désir, c’est elle qui, me semble-t-il, lance au moins l’idée qu’il faut se débarrasser de sa propre fille, d’où l’intérêt du personnage d’ailleurs. Peut-être cet infanticide était-il trop politiquement incorrect pour un téléfilm familial passant sur le service public, toujours est-il que les scénaristes sont allés nous sortir une sombre histoire d’usurpation d’identité de derrière les fagots, mettant tout sur le dos de ce pauvre Franz, qui devient l’unique méchant de l’histoire… Que c’est fin ! Ne parlons pas du casting, absolument pas convaincaint : je n’ai rien contre Cyrielle Clair mais je m’attendais à une femme plus « fatale », plus déterminée et machiavélique que ça. Là, elle fait un peu pauvre femme ménauposée aveuglée par un petit gigolo ! Non, Alberte, c’est un vrai personnage sombre, de tragédie !!! Quant à Boris Terral, il a tellement l’air du mec-ténébreux-qui-a-quelque-chose-à-cacher que ça enlève toute subtilité à son personnage.

Je ne parle même pas de la fin pathétique à la Thelma et Louise, alors que dans le roman, narré par Alberte, si je me souviens bien, celle-ci va se rendre à la police pour avouer son crime passionnel…

Bref, je suis très déçue. Du coup, je ne regarderai pas le premier épisode. Je peux comprendre que France 3 ait voulu adapter un bon roman populaire mais si c’était pour lui faire un enfant aussi boîteux qu’ils ont violé mon Alberte, ils eussent mieux fait de s’abstenir.

*     *     *

Edit 1h16

Alors là, il s’agit d’un hasard assez hallucinant, tellement imprévu que je n’ai pas eu le temps de m’en faire tout un fromage ou une montagne (voire une montagne de fromages) et que j’ai abordé l’événement avec une décontraction rare et nouvelle chez moi.

Ce week-end, nous étions dans la famille de Matou, en Normandie, quand l’une de ses copines lui a envoyé un sms pour lui proposer qu’on se retrouve au Festival BD de Darnétal, festival réputé dans le coin et dont il m’avait déjà parlé lors de la venue de Marini il y a deux ans (ouf, j’ai fini cette phrase.)

Festival ?! BD ?! C’est parti mon Kiki, je veux y aller, je veux y aller !

Nous nous rendons donc le samedi après-midi dans cette petite bourgade nommée Darnétal où je furète avidement entre divers stands regorgeant de trésors (des Marc Dacier et Gil Jourdan en version souple, des éditions originales de Peyo, de magnifiques collectors…) Je m’avise alors qu’il y a une seconde salle un peu plus loin où se trouvent les dessinateurs qui dédicacent leurs bouquins. Je suis venue pour regarder, uniquement regarder, d’autant plus que je ne connais presque aucun auteur présent et que je n’ai pas envie de dépenser mon argent en BD pour le moment. Mais v’là-t-y pas que mon regard tombe soudain sur une pancarte : Philippe Luguy. Philippe Luguy. P***ain, c’est pas vrai ! PHILIPPE LUGUY les gars ! Vous imaginez pas ma tête quand mon regard est descendu de la pancarte au dessinateur et à la file d’attente devant lui, dans laquelle plusieurs personnes feuilletaient des Percevan. Percevan ! Je suis fan de Percevan !

J’ai découvert Percevan lorsque j’étais toute pitite pitite, genre 7-8 ans, je dirais, chez des amis de mes parents, dans un gros journal genre Journal de Tintin ou Pilote (Philippe Luguy m’apprendra qu’il s’agissait du Journal Gomme), avec entre autres Julie, Claire et Cécile. Percevan m’avait inconsciemment marquée car après, je dessinais mes personnages avec les mêmes deux traits sous les yeux ! Les années ont passé et il s’est peu à peu effacé de ma mémoire. Mais à la fin des années 90, en voyant sur un présentoir de la FNAC un nouveau tome de Percevan (probablement Les Clés de Feu), la vision de ce beau héros roux me rappela vaguement quelque chose. Aussitôt, je me mis à fouiller dans le rayon « P » de la FNAC et j’en fus convaincue : je connaissais Percevan.

Ne faisant jamais les choses à moitié, j’ai acheté la série complète, que j’ai prêtée à mon frère, fan lui aussi. Il faut dire que nous sommes deux inconditionnels de Johan et Pirlouit (l’une de nos séries cultes) et que le duo Percevan / Kervin (le glouton), à une époque moyen-âgeuse (quoique très fantastique dans Percevan) n’est pas sans évoquer, même de loin, les deux héros de Peyo. D’ailleurs, Luguy leur rend hommage dans l’une des cases des Sceaux de l’Apocalypse 🙂

Quand je vois que Luguy est là, mon sang ne fait qu’un tour : il me faut deux dédicaces, absolument, vitalement, pour mon frère et moi. Des années que j’en rêve, des années que je regardais le programme du Festival de la Bulle d’Or de Brignais pour le rencontrer, sans succès… Et là, là, ô chance inespérée, il est présent ! Devant moi ! J’en danserais et crierais de joie, tiens !

Je cours donc racheter deux BD à un stand (où le mec me refuse un chèque de moins de 20 euros, du coup je dois acheter la mort dans l’âme un Tif et Tondu à 10 euros !) et je reviens illico presto sur le stand de Philippe Luguy. Manque de bol, au moment où c’est mon tour, il décide de prendre sa pause.

A son retour, après un temps qui me semble interminable tant je suis excitée, je lui demande deux Percevan… Au début, je n’ose rien dire. Je regarde bêtement comme un merlan mal frit son incroyable dextérité. Il a l’air super cool. Et puis au bout de quelques minutes, je me dis, c’est bête d’être muet l’un en face de l’autre, il faut que je lui parle, d’autant plus que je suis une vraie de vraie admiratrice et que je connais tout Percevan. Alors ma première question porte évidemment sur Peyo et je lui demande s’il a été influencé par lui. Et là, super sympa, il commence à discuter. Le truc cool, en plus, c’est que j’ai deux BD à lui faire signer. Si j’avais su, je les aurais toutes rachetées pour discuter encore plus longtemps avec lui. Simple, sympa, chaleureux, tout pour plaire : il m’a parlé du prochain Percevan, du coffret Malicorne qui sortira bientôt, des 25 ans de Percevan, du clin d’oeil à Hergé dans l’une des cases de L’Arcantane Noire, de son site internet, de ses projets. En fait, j’avais mille autres questions à lui poser, sur Sharlaan, Balkis, Guimly, mais bon, dans l’excitation, je me suis un peu confusionnée les pinceaux (d’ailleurs j’avais même oublié le nom d’un perso qui me fait trop rire : Polémic !) Je lui ai quand même dit : « Il est bô Percevan » ce à quoi il m’a répondu : « Ah bon ? Ca fait tellement longtemps que je le dessine que je ne m’en rends plus compte… » ^^

Si si, je vous assure, il est super beau !!!

Percevan est une bonne série de cape et d’épée fantastique. Bien que les scénarii ne soient pas toujours à la hauteur du fabuleux dessin de Philippe Luguy (ces derniers temps, Percevan sauve sans cesse le monde de l’Apocalypse), j’y suis très attachée. Philippe Luguy a une imagination hallucinante (son bestiaire est magnifique) et un coup de crayon superbe. J’ai hâte de lire le prochain tome. En attendant, voici les deux dédicaces qu’il m’a faites… La mienne est la plus réussie, non ? (en plus j’ai eu droit à des bises, mouah, tralala…) ^^

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