Vladimir Cosma

Oh là là ! J’ai encore des étoiles plein les yeux, après le concert de Vladimir Cosma au Grand Rex ! Voilà longtemps que j’en rêvais : il y a quelques années déjà, il était en concert à Lyon, pour un soir de réveillon et je n’avais pu y aller, alors ce soir, vous imaginez ma joie d’avoir ENFIN pu voir et écouter ce compositeur que je place au top de mon panthéon des compositeurs de B.O.

Ses mélodies entraînantes ou langoureuses ont bercé mes jeunes années – comme les vôtres, sans doute -, lorsque nous regardions en famille les grands classiques populaires auxquels la musique de Vladimir apportait un indéniable charme supplémentaire : les Aventures de Rabbi Jacob, les Fugitifs, l’As des as, un Eléphant ça trompe énormément, la Chèvre puis plus tard la Gloire de mon père, le Château de ma mère, le Bal des casse-pieds, le Dîner de cons… Plus de 400 films mis en musique par ce compositeur prolifique, au style reconnaissable entre tous (musique sautillante alternée avec des violons plus « coulants », penchant certain pour la flûte de pan et les petits coups de flûte traversière…)

C’est donc avec excitation (et appréhension – car j’avais un peu peur du résultat avec l’orchestre symphonique) que je suis allée le voir !

Première surprise : une salle plutôt pleine de djeun’s, entre 25 et 30 ans et plutôt enthousiastes (ambiance très chaleureuse et assistance généreuse en applaudissements et cris de joie).

Deuxième surprise : en live, la musique de Cosma s’avère plus belle que kitsch (ce qu’on a tendance à croire en écoutant en boucle ses petits mélodies entêtantes). On prend toute la dimension de ses orchestrations en voyant soudain 50 archets se lever en même temps pour entamer un morceau qui paraît tout con !! Et, nostalgie aidant, ces musiques deviennent aussi très émouvantes !

Pendant près de trois heures, Vladimir a conduit de main de maître un orchestre visiblement sous le charme : il fallait voir danser le joueur de tambours sur toutes les musiques entraînantes ! Génial ! Et Vladimir lui-même s’éclatait derrière son pupitre en sautillant de temps à autres. Trop chou !

Ont été joués les thèmes suivants :

  • L’As des as (sublime ouverture !)
  • La Gloire de mon père (magnifique !)
  • Les Aventures de Rabbi Jacob (délirant !)
  • La Vouivre (chantée par Wilhelmina Fernandez, révélée par Diva)
  • L’Amour en héritage (idem)
  • La Chèvre
  • La 7e Cible

– Entr’acte –

  • Michel Strogoff
  • Your Eyes (La Boum 2) chantée par W.F.
  • Diva
  • Le Bal des casse-pieds (gé-nia-lis-sime !)
  • Salut l’Artiste
  • Le Dîner de cons
  • La Promenade sentimentale (Diva)
  • Medley Le Père Noël au Paradis (Le Père Noël est une ordure, Nous irons tous au Paradis)
  • La Boum
  • Dreams are my reality (avec Richard Sanderson HIMSELF : grand moment nunuche à souhait ovationné par un public en délire)
  • Le grand Blond…

– Rappel –

  • La Valse d’Augustine (l’un de mes morceaux préférés)
  • La Course à l’échalotte, durant lequel Vlad nous disait quand frapper dans nos mains 😀

Un grand nombre de tubes imparables, que j’ai chantonnés avec bonheur en sautillant des fesses sur mon siège !!! En fond, défilaient des diapos des films et apparemment, quelques réalisateurs (dont Jean-Jacques Beneix, de Diva) étaient présents dans la salle. Manquaient malheureusement les Fugitifs, « Destinée – on était tous les deux destinés… », l’Aile ou la cuisse et le thème des Coeurs brûlés mais sérieux, le meilleur était là !!!

Que dire d’autre ? C’était tout bonnement génial, géant, j’aurais aimé attendre Vladimir à la fin du spectacle et me rouler à ses pieds en criant : « encore ! encore ! silvouplé ! » Dès qu’il repasse, j’y retourne. Et cette fois, si je peux, j’emmène Pat, Mag et mon frère, que j’ai appelés plusieurs fois dans la soirée !!! Comme ça on sautillera tous ensemble !

Bon, je retourne écouter la Chèvre en imitant la flûte de pan :-)…

  • Vu le samedi 2 avril 2005 au Grand Rex (Paris)
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